Isabelle Verdon, 43 ans, secrétaire, mariée, 4 enfants (âgés de 21, 17, 11 et 7 ans) - Mandat électif : depuis 2001, adjointe au maire de la ville de La Chapelle sur Erdre (44), déléguée à la Jeunesse

lundi 11 juin 2007

Résultats du 1er tour et la suite

J'adresse un grand merci aux 1 834 électeurs et électrices de la 6ème circonscription qui ont accordé leur confiance au parti des Verts en votant pour moi dimanche, améliorant ainsi de 647 voix le score obtenu par Marie-Elisabeth Allaire, en 2002.
Ce résultat, et l'excellent accueil que nous avons reçu au cours de cette campagne, nous encouragent à poursuivre un minutieux travail de terrain.
Ainsi, dès le mois de Septembre, nous reviendrons à votre rencontre en organisant sur nombre de communes des temps d'échanges, des réunions thématiques, des cafés politiques, etc.

1er tour - Quelques chiffres à retenir :

M. Hunault a obtenu 23.569 voix contre 23.536 en 2002 (+ 33 voix)
Parti socialiste : Pascal Bioret a obtenu 14.505 contre 12.708 pour G. Chignac en 2002 (+ 1.797 voix)
L'abstention a progressé de 2.78 points (35,61 % en 2007 contre 32,83 % en 2002).

Position des Verts pour le 2nd tour :

Au regard des orientations néfastes du gouvernement, les Verts appellent les électeurs et électrices de la 6ème circonscription à se mobiliser massivement et à reporter leur voix au 2ème tour sur le candidat socialiste, Pascal Bioret.

Au-delà de la défense des valeurs humanistes propre à la gauche, nous comptons sur lui pour être aussi le relais des écologistes au sein de l’Assemblée Nationale.

vendredi 8 juin 2007

Ces petits "partis écolos" qui ne refleurissent que tous les 5 ans...

A chaque législative c'est pareil: on voit réapparaître des petits partis, se référant souvent à l'écologie,et dont on n'entend plus parler pendant les quatre ans et demi qui suivent.
On peut citer pèle-mêle: "Les nouveaux Ecologistes" "Trèfle", "NERNA" ou "NEHNA" ,"Renouveau Ecologiste", MHAN, et d'autres.
Ceci est une conséquence, perverse, de la loi sur le financement des partis politiques.
Extraits de "Marianne2007. info" (19 mai 2007) dans:
" Législatives et financement des partis : la ruée vers l'or (...)
Si l'argent est le nerf de la guerre en politique, les législatives sont le nerf de l'argent.
(...) Le financement des partis est la somme allouée chaque année par l'Etat à un parti politique en fonction de ses résultats en terme de voix et en terme d'élus obtenus aux dernières législatives. Pour la recevoir, la formation politique doit recueillir au moins 1 % des suffrages dans 50 circonscriptions différentes en métropole OU 1 % des suffrages dans 1 circonscription d'outre-mer.
Une fois cette condition remplie, le premier calcul se fait dans les urnes. Le poste nommé « première fraction » du financement des partis politiques est en effet fonction du nombre de voix obtenues suivant cette équivalence : 1 voix = 1,63 € par an. "
C'est ainsi que, de 2002 à 2007,
-"Le Trèfle-les nouveaux écologistes Hommes Nature Animaux"
aura touché chaque année 49 044, 87 euros de l'Etat, .
-"Mouvement hommes animaux nature (M.H.A.N.)" : 31 594,88
-"Renouveau écologiste" : 24 591,03
( Extraits de Liste alphabétique des partis politiques bénéficiaires de l'aide publique, dans "Le site " cnccfp.fr" de la Commission des comptes de campagne et des financements politiques vous informe, 4)Les partis politiques : 4.2)Financement des partis politiques, 4.2.1) Attribution , 4.2.2) montant , 4.2.3) Partis bénéficiaires en 2003.
" Que de greffons sur le terreau écolo ! "
Ceci est le titre d'un article paru en 2002, dans le "Midi Libre", qu'il faut lire et relire. Il est à nouveau actuel.
Il rendait compte, à sa manière, de faits qui s'étaient déjà produits et répétés en 1993, 1997, et 2002, ...et se répètent aujourd'hui.
Et surtout, il indique les tenants et aboutissants de chacune de ces comètes, de périodes égales à 5 ans.
A votre bon vote !

jeudi 7 juin 2007

Des députés Verts pour quoi faire ?

Réponse en un clic, en un clip....
http://www.dailymotion.com/LesVertsFrance/video/x26pfr_des-deputes-verts-pour-quoi-faire

mardi 5 juin 2007

Elire une députée Verte, parce que...

Parce qu’au-delà des mots, il faut les actes que les Verts accomplissent lorsqu’ils peuvent agir en tant qu’élus dans les collectivités territoriales.

Parce que l’écologie que portent Les Verts lie durablement protection de l’environnement, qualité de vie, justice sociale et démocratie dans un nouvel idéal économique.

Parce que la priorité pour les Verts est de défendre les services publics seuls garants de l’égalité de traitement en matière de justice, de protection sociale, d’éducation et d’une recherche indépendante des lobbies économiques.

Parce que, pour un renouveau de la politique, les Verts appellent à une VIè république dans laquelle une bonne dose de proportionnelle et le non-cumul des mandats seront inscrits dans la Constitution, avec plus de démocratie participative.

Parce que c’est dans une Europe écologique, innovante en matière d’énergies, repensant ses relations avec le reste du monde, que les Verts veulent agir.

Parce qu’à Blain, Châteaubriant, Derval, Guéméné Penfao, Moisdon la Rivière, Nort sur Erdre, Nozay, Rougé, Saint Julien de Vouvantes, les problèmes quotidiens, les questions d’environnement, concernent chacune et chacun : déplacements, logement, eau, alimentation.

Les Verts s’y engagent en développant des transports collectifs propres et efficaces, soutiennent la pratique du vélo, encouragent une agriculture saine et de proximité, des logements construits ou rénovés en haute qualité environnementale et pour tous.

Face à la collusion actuelle des pouvoirs économiques et politiques, élire une députée Verte, c’est garantir la représentation de l’écologie à l’Assemblé Nationale au service des citoyens et non des lobbys.

En choisissant les Verts le 10 juin prochain, vous voterez pour changer nos vies à tous.

Isabelle et Frank

Cantons et communes de la 6ème circonscription

9 cantons – 49 communes

Canton de BLAIN :

http://www.cg44.fr/cg44/display.jsp?id=c_5801

Communes : Blain – Bouvron – Fay – Le Gâvre – Notre-Dame des Landes

Canton de CHATEAUBRIANT :

http://www.cg44.fr/cg44/display.jsp?id=c_5810

Communes : Châteaubriant – Ruffigné – Saint Aubin des Châteaux - Soudan

Canton de DERVAL :

http://www.cg44.fr/cg44/display.jsp?id=c_5835

Communes : Derval – Jans – Lusanger – Mouais – Saint Vincent des Landes – Sion les Mines

Canton de GUEMENE PENFAO :

http://www.cg44.fr/cg44/display.jsp?id=c_5836

Communes : Conquereuil – Guéméné Penfao – Marsac sur Don - Massérac - Pierric

Canton de MOISDON LA RIVIERE :

http://www.cg44.fr/cg44/display.jsp?id=c_5850

Communes : Grand Auverné – Issé – Louisfert – La Meilleraye de Bretagne – Moisdon la Rivière

Canton de NORT SUR ERDRE :

http://www.cg44.fr/cg44/display.jsp?id=c_5871

Communes : Casson – Héric – Nort sur Erdre – Petit Mars – Saint Mars du Désert – Les Touches

Canton de NOZAY :

http://www.cg44.fr/cg44/display.jsp?id=c_5874

Communes : Abbaretz – La Chevallerais – La Grigonnais – Nozay – Puceul – Saffré – Treffieux - Vay

Canton de ROUGE :

http://www.cg44.fr/cg44/display.jsp?id=c_5881

Communes : Fercé – Noyal sur Brutz – Rougé - Soulvache – Villepôt

Canton de SAINT JULIEN DE VOUVANTES :

http://www.cg44.fr/cg44/display.jsp?id=c_5884

Communes : La Chapelle- Glain – Erbray – Juigné-les-Moutiers – Petit Auverné – Saint Julien de Vouvantes

samedi 2 juin 2007

Conférence sur l'Economie Sociale et Solidaire - Lundi 4 juin à Nort sur Erdre

Nous vous invitons Lundi 4 juin à 20 H 30 - Salle des Loisirs à Nort sur Erdre, à une conférence dédiée à l'Economie Sociale et Solidaire avec pour intervenant Jean-Philippe Magnen (co-auteur de l'ouvrage Action publique et économie solidaire, une perspective internationale - Conseiller communautaire à Nantes Métropole, en charge de l'Economie Sociale et Solidaire - Président des Verts de Loire-Atlantique).

En effet, le concept d'économie sociale et solidaire a fait irruption dans le débat publique, de quoi s'agit-il ?
D'un modèle alternatif de production ?
D'un système opposé au monde libéral, ou complémentaire à lui ?
Ou plus simplement d'une façon de traiter les thématiques
d'insertion sociale au profit des populations les plus démunies ?

"Nous avons la preuve permanente que notre représentation actuelle de la richesse, et l'usage contre-productif que nous faisons de la monnaie, aggrave les problèmes auxquelles nos sociétés sont confrontées au lieu de nous aider à les résoudre. Dans la plupart des dossiers, qui ont été au coeur des débats publics, de la vache folle à l'Erika, de l'amiante aux accidents de la route, des catastrophes climatiques à la crise des carburants, il y a toujours un élément commun que l'on oublie curieusement de rappeler : ces catastrophes sont des bénédictions pour notre Produit Intérieur Brut, ce chiffre magique dont la progression s'exprime par un mot qui résume à lui
seul la grande ambition de nos sociétés matériellement développées et éthiquement sous-développées : LA CROISSANCE !"

Il est temps de changer de représentation !

Il est donc plus que temps de nous atteler à ce chantier considérable du changement de représentation de la richesse et de la fonction que joue la monnaie dans nos sociétés. C'est pour l'économie sociale et solidaire un ENJEU DECISIF et pour le mouvement associatif une occasion à saisir. Ils s'inscrivent en effet dans une histoire où le choix de la coopération, de la mutualisation, de l'association se veut prioritaire. C'est pour eux un piège mortel que de laisser s'imposer les critères qui ignorent les enjeux ECOLOGIQUES et HUMAINS et valorisent des activités destructrices dès lors qu'elles sont financièrement rentables."

Le radeau de la monnaie à Nort sur Erdre

Quel plaisir d'assister hier soir à Cap Nort, à la première du "Radeau de la Monnaie" jouée par l'excellente compagnie nantaise, La Tribouille (http://latribouille.free.fr). Il faut dire que nos trois compères n'en sont pas à leur coup d'essai, le succès rencontré avec "Le Paradoxe de l'Erika" est unanime.

Le parcours sensé et sensible de cette compagnie mérite toute notre attention :

UN PARCOURS SENSÉ…
Le rapport de Patrick Viveret* (Reconsidérer la richesse) a pour objet de proposer un cadre qui permet d’alimenter un vaste débat public, de lancer des expérimentations, de rassembler les multiples tentatives françaises et étrangères qui permettent de renouveler la question de la représentation de la richesse et de réinscrire la monnaie au cœur de l'échange humain.
Elles s'organisent autour de l'évaluation démocratique comme outil privilégié et du développement humain durable comme finalité.
À partir de ce vaste chantier, nous avons fait le choix d’extraire trois idées fortes traitées en trois chapitres.
Il s’agit de mettre en vie, de mettre en jeu, les interrogations essentielles présentes au cœur des textes de Patrick Viveret et non pas de « porter la bonne parole ».
Rédigée pour un rapport officiel, ministériel, la réflexion de Patrick Viveret nous est apparue pertinente sur un plateau de théâtre.
En effet, avant même d’être une analyse technique, économique, cette réflexion interroge chacun d’entre nous sur ce qui fonde notre rapport aux autres, au monde, à la vie.
Du coup, le cheminement tranquille dans la pensée du philosophe se transforme rapidement en exploration excitante du sens concret de nos mots, de nos maux, de nos actes…

UN PARCOURS SENSIBLE…
Sur scène, 3 personnages éprouvent en direct la mise en doute de leurs rapports aux autres, au monde, à la vie, l’exploration de nouveaux repères, chaque langage utilisé (les mots, le travail corporel, l’espace, la scénographie, le son) renvoyant une facette complémentaire.
Au bout du compte, un parcours dense, porteur d’espoir, interrogeant chacun d’entre nous :
Qu'est-ce qui fait lien entre nous ?
Qu'est-ce qui fait sens entre habitants de la “maison-planète” ?
Qu'est-ce qui n'a plus de sens ?
Comment faire, individuellement ou collectivement, pour redonner au mot richesse d’autres sens que le mot finance ?

*Patrick Viveret : http://latribouille.free.fr/richesse_patrick_viveret.htm

vendredi 1 juin 2007

Fous rires de campagne et désolation !

Durant cette campagne les rencontres sont nombreuses, riches d'enseignements, et les situations parfois cocasses.
En effet, à l'initiative de la Coordination des associations opposées à un nouvel aéroport, l'ensemble des candidats des 1ère, 3ème, 5ème et 6ème circonscriptions était convié à une table ronde mercredi 30 mai à Notre-Dame des Landes.
Catherine Choquet (candidate des Verts sur la 3ème circonscription), Dominique Trichet-Allaire (candidate sur la 5ème) et moi-même y avons vécu un grand moment : trois des candidates présentes ne connaissaient pas le dossier de l'aéroport ! La première nous expliquant qu'elle était venue là pour écouter et tenter de se faire une opinion ! la seconde nous livrant qu'elle avait rapidement surfé sur Internet l'après-midi même pour obtenir quelques informations ! la troisième (par la voix de son suppléant) essayant de nous convaincre qu'en politique, on ne pouvait plus être dans le "pour ou contre".
Alors que dans le public un monsieur lance "moi, je sais comment on peut encore lutter contre ce projet, avec son BULLETIN DE VOTE, et pour moi les choses sont claires" (nous pour aussi d'ailleurs), notre candidate opportuniste s'écrie in extremis "eh bien alors je contre ce projet". Fous rires garantis, bien qu'hélas cette situation soit dramatique !

Je profite de ce billet pour remercier très sincèrement Monsieur Christian Quérard, agriculteur à La Henriais (St Emilien de Blain). L'accueil fort sympathique qu'il nous a réservé a permis d'échanger nos points de vue dans une ambiance conviviale, prolongeant l'apéro-débat jusqu'à la tombée de la nuit.

Isabelle

lundi 28 mai 2007

Hunault soutient le député homophobe Vanneste

Il a beau être décrié par de nombreuses associations et ne pas avoir l’investiture de l’UMP en raison de ses propos homophobes, il a quand même le soutien de députés UDF, en l’occurrence Michel Hunault et Rudy Salles.
http://vanneste.over-blog.org/article-6677581.html

Moratoire sur les OGM : Une décision Canada Dry d'Alain Juppé...?

Alain Juppé, nouveau ministre de l'écologie, que son séjour au Québec a dû inspirer, vient d'annoncer la possibilité d'un moratoire sur le maïs de Monsanto Mon 810.

Agir pour l'Environnement considère qu'en l'absence de toute décision effective et immédiate, cette annonce s'apparente à une prise de position Canada Dry. « Cela ressemble à un engagement, ça a le goût de l'ambition politique, ça fleure bon un véritable moratoire mais ça demeure pour l'heure totalement virtuel ».

En effet, Alain Juppé, Ministre de l'Ecologie, ne peut tout à la fois dénoncer les effets de ce maïs transgénique tout en continuant à accepter la culture de plus de 30.000 hectares de ce même maïs. Le nouveau Ministre de l'Ecologie doit agir avec célérité afin de ne plus laisser une dissémination incontrôlée se répandre insidieusement.

Tout report du moratoire annoncé, à une date indéterminée, serait une façon d'accepter implicitement une contamination de grande ampleur. Or, Agir pour l'Environnement considère qu'un moratoire frappant le maïs de Monsanto n'a un impact réel que lorsqu'il intervient en période de culture. Annoncer un moratoire en mai pour l'appliquer en septembre-octobre reviendrait à interdire le chauffage en période de canicule.

Contact presse : Stéphen KERCKHOVE - Agir pour l'Environnement - Tél. 01.40.31.02.99

Kyoto : 5 ans déjà !

Et oui, cela fait 5 ans le 30 Mai que l'accord de Kyoto sur la limitation des gaz à effet de serre a été signé, à grand renfort de publicité, par des dizaines de chefs de gouvernement voulant bien montrer qu'ils ne regardent plus ailleurs pendant que "la maison brûle ! ".

Et quand on dit 5 ans pour Kyoto, il faut penser qu'à Rio on avait entamé les mêmes beaux discours incantatoires .............. il y aura 15 ans début Juin !

Et vous savez quoi : il y en a qui demeurent sceptiques, c'est fou, non ?

Tenez : cet ours blanc en train de nager en râlant depuis de kilomètres à la recherche d'un glaçon suffisamment gros pour qu'il puisse se reposer ; ce polynésien rancunier qui voit son île diminuer comme peu de chagrin ; et même ce joueur de trompette de la Nouvelle-Orléans qui est passé d'un jazz enjoué au blues le plus triste après le passage de Katrina. Sans vouloir jouer les rabat-joie, il faut quand bien reconnaître qu'il y a encore du boulot !

Selon un club d'écolos patentés : " l'Académie Américaine des Sciences", depuis 2000 jusqu'à aujourd'hui, la croissance des émissions globales de gaz réchauffeur de l'atmosphère est de 3,1 % par an alors que de 1990 à 2000, elle était de 1,1% par an !

Mais en France tout va bien ! On a un super ministre de l'écologie qui a eu la révélation au Québec et va nous concocter un Grenelle de l'environnement aux petits oignons ! Quoi, c'est le même qui lance le projet de 3ème contournement routier de sa bourgade girondine histoire de mieux écouler le colossal trafic de camions entre la péninsule ibérique et le reste de l'Europe ? Ah, mais c'est pas pareil, là c'est une question économique et, vous comprenez, quand on commence à causer économie, là on est bien obligé d'accepter de sacrifier un peu l'aspect écologique.

Soyons sérieux ! Les 29 candidats VERTS des Pays de Loire aux élections législatives profitent de cet anniversaire pour souligner l'urgence de modifier en profondeur nos habitudes énergétiques, et qu'il n'est plus temps de faire de la simple communication, grande spécialité sarkozyenne !

Toutes les solutions sont là, à portée de main : Développement des transports en commun ou des circulations douce en ville (même que marcher ou faire du vélo pourrait aussi avoir une influence positive sur l'épidémie d'obésité !) / Réelle politique ferroviaire pour les voyageurs comme pour le fret, en améliorant ou recréant un vrai maillage sur tout le territoire / Construction et rénovation des bâtiments avec un souci permanent d'économie d'énergie / Productions d'énergies renouvelables décentralisées (solaire, éolien, biomasse, etc.) / Rapprochement des lieux de production et des lieux de consommation, etc. Et vous savez quoi, en plus tout cela crée de l'emploi pérenne ! Il suffit d'avoir une vraie volonté politique et surtout de savoir résister au lobbies qui ont tout à perdre dans cette bataille (rappelons juste en passant que TOTAL a fait près de 12 milliards d'euros de profit en 2006 !!)

samedi 26 mai 2007

Dimanche 25 mai pique-nique à l'étang de Gruelleau

Une campagne électorale est un moment privilégié pour faire des rencontres, échanger les points de vue. C'est dans ce but que nous vous invitons à venir pique-niquer, en famille, Dimanche 27 mai (à partir de 12 H) à l'étang de Gruelleau à Treffieux (pensez à amener table et chaises ainsi que vos anoraks, car même s'il pleut nous y serons !).
A demain,
Isabelle

mercredi 23 mai 2007

Venez nous rencontrer Vendredi 25 MAI à Saint Emilien de Blain

Hippocrate disait «Que ton aliment soit ta seule médecine !»

En appauvrissant nos sols par des cultures intensives, à grands coups d'engrais et de pesticides, polluant ainsi notre eau, élément essentiel, indispensable à la vie sur Terre, nous dégénérons notre TERRE nourricière et, de fait, toutes les espèces qui vivent à la surface de ce globe.

Nous, les Verts, nous œuvrons pour une agriculture respectueuse des sols, de l'eau, du travail des paysans par une meilleure répartition des aides (liées à des pratiques et non à des cultures), en permettant aux jeunes de s'installer sur des exploitations à taille humaine; en soutenant les circuits courts.

Pour en discuter, nous vous convions à un apéritif-débat le Vendredi 25 mai à partir de 19 H chez Monsieur Christian Quérard, agriculteur à La Henriais à Saint Emililen de Blain.

Emplois, fiscalité, valeur travail : ce que proposent les Verts

Entretien avec Pascal Canfin, auteur du livre "L'économie verte expliquée à ceux qui n'y croient pas" (cf.rubrique Livres de chevet)

Il nous arrive d’entendre qu’il faut choisir entre l’emploi et l’environnement. Partagez-vous cette opinion ?

Pas du tout. L’environnement n’est pas l’ennemi de l’emploi, au contraire. Prenons l’exemple de l’agriculture. Selon une étude de la Fédération nationale des agriculteurs biologiques, si la France produisait 15 % de son agriculture selon les règles de l’agriculture bio, comme c’est le cas en Autriche, elle pourrait créer entre 80 000 et 90 000 emplois. Ce serait bon pour l’environnement, bon pour l’emploi et bon pour le dynamisme des territoires ruraux. Prenons un autre exemple, l’automobile. Dans 30 ou 50 ans, il n’y aura plus de pétrole bon marché. La voiture telle que nous la connaissons aujourd’hui aura vécu. Nous devons donc dès aujourd’hui inventer une nouvelle façon de nous déplacer, plus économe en énergie, de façon à anticiper et à créer les emplois qui vont répondre aux besoins de demain et pas à ceux d’hier. Il y a 20 ans, être écologiste, en matière économique, c’était être utopique. Aujourd’hui, c’est être pragmatique et responsable.

On parle beaucoup dans le débat présidentiel de la valeur travail. Quelle est la position des Verts sur ce sujet ?

La façon dont la droite pose le débat est une véritable escroquerie intellectuelle. Nicolas Sarkozy nous dit « ce qui veulent travailler plus pour gagner plus doivent pouvoir le faire ». Mais, en tant que caissière dans un supermarché ou salarié dans une boucherie industrielle, vous vous voyez le lundi matin allez voir votre patron pour lui dire : « cette semaine j’aimerais bien travailler plus, faire des heures supplémentaires, merci de changer l’organisation du travail ». Ca ne se passe pas comme ça. Ce ne sont pas les salariés qui décident de travailler plus ou moins, c’est la direction qui décide des horaires. Et je ne pense pas que le Medef ait l’intention de renoncer à ce pouvoir ! Et que dire des 3 millions de chômeurs qui aimeraient bien travailler plus, mais qui ne trouvent pas de boulot. Au final, ce que propose ceux qui défendent la fameuse « valeur travail », c’est de renoncer à des acquis, les 35 heures notamment, en échange de rien. Plus profondément, le débat sur le travail doit amener chacun à se poser la question : « est ce que je vis pour travailler ou est ce que je travaille pour vivre et faire ce qui a vraiment de la valeur pour moi, c’est-à-dire élever mes enfants, participer à la vie la cité, etc »… La présidentielle, c’est l’occasion de se poser la question du sens.

Le débat porte également sur les questions fiscales. Que proposent les Verts ?

- Avant d’en venir aux propositions, un constat. Depuis 2002, les impôts diminuent pour les plus riches : la moitié de la baisse de l’impôt sur le revenu a profité à 3 % des Français ! Mais comme il faut bien financer les dépenses publiques que l’Etat a transféré aux collectivités locales, comme la gestion du RMI ou les investissements dans les transports en commun, celles-ci augmentent les impôts que tout le monde, ou presque, paie, comme la taxe d’habitation ou la taxe foncière. Résultat, les impôts des riches diminuent, ceux des classes populaires augmentent. Nous voulons mettre fin à cette politique injuste en revenant sur les baisses d’impôt sur le revenu accordées depuis l’an 2000, et en supprimant le bouclier fiscal qui revient à vider, sans le dire, l’impôt sur la fortune de son contenu.

- Deuxième priorité : taxer différemment les entreprises selon leurs comportements sociaux et environnementaux. Il n’est pas normal qu’une entreprise qui rémunère correctement ses salariés, fait vivre la vie syndicale en interne, réduit son impact environnemental, etc… paie autant d’impôts et de cotisations sociales que sa concurrente qui s’en moque. Nous voulons donc mettre en place quelques indicateurs simples pour évaluer la qualité sociale et environnementale des politiques menées par les entreprises, diminuer l’impôt de celles qui jouent le jeu, et, en contrepartie, augmenter l’impôt des autres.


dimanche 20 mai 2007

LUNDI 21 MAI - 20 H 30 à CHATEAUBRIANT

"Réchauffement climatique - aménagement du territoire" tel est le thème de notre première réunion publique qui se tiendra le Lundi 21 mai à 20 H 30 - Salle de Renac (Route des Fougerays, près du vélodrome) à Châteaubriant.
Notre invité : Ronan DANTEC (vice-président en charge de l'agenda 21 de Nantes Métropole, adjoint à l'environnement de la ville de Nantes).
En première partie de soirée : projection d'un documentaire "Les derniers jours de Tuvalu" (cf. article dans la rubrique "Climat")
Venez nombreux !

Grenelle de l'environnement... Grenelle de dupes !

Nicolas Sarkozy se dit ouvert aux propositions des associations environnementales, mais ne transigera pas sur certains sujets. Dominique Voynet, dirigeante des Verts, a quant à elle dénoncé un «Grenelle de dupes».

En accord avec nombre d’associations de protection de l’environnement, les Verts estiment que les "accords de grenelle de l’environnement" proposés par M. Sarkozy ne peuvent être pris au sérieux tant qu’ils ne seront pas précédés d’engagements clairs et minimum en la matière : peut-on en effet considérer qu’un quelconque intérêt pour notre planète existe de sa part alors que la culture d’OGM en plein champs reste d’actualité, le nucléaire se développe sans investissement pour des énergies alternatives, que les autoroutes et les incinérateurs se multiplient sans égard pour notre santé et celle de la planète toute entière ?

C’est parce que les Verts considèrent que les engagements de notre nouveau président ne sont pas à la hauteur des enjeux, loin s’en faut, et ce, malgré sa soudaine attention au protocole de Kyoto, qu’ils souhaitent mettre au centre plus que jamais de leur campagne législative la question des énergies et de la santé.

(extrait du Communiqué des Verts, le 18 mai 2007)

---------------------------------------------

Intransigeant sur le nucléaire

Opposé à plusieurs associations écologiques sur le sujet, Nicolas Sarkozy soutient la création de l'EPR de Flamanville et veut renouveler le parc nucléaire français, seul garant, selon lui, de l'indépendance énergétique du pays.

---------------------------------------------

Le réseau Sortir du nucléaire s'est dit "très sceptique" sur le nomination d'Alain Juppé, qui doit, selon lui, "donner des preuves de sa prise de conscience" écologique."

Dans un communiqué, le réseau qui fédère 765 associations prévient qu'il refusera de participer à un "Grenelle de l'environnement" si le décret de création du réacteur nucléaire EPR n'est pas préalablement "abrogé."

Le décret autorisant la création du réacteur de troisième génération de Flamanville (Manche) avait été signé peu avant le premier tour de l'élection présidentielle.

--------------------------------------------

L'organisation écologiste Agir pour l'environnement annonce, dans une lettre ouverte au président de la république française diffusée ce lundi, que sa participation au Grenelle de l'environnement "demeure suspendue à l'adoption préalable de quatre moratoires sur les OGM, l'EPR, la construction de nouveaux incinérateurs et le programme autoroutier". Agir pour l'environnement exige également que, lors de cette réunion, soit mis "à l'ordre du jour (...) deux problèmes majeurs, les pesticides et la téléphonie mobile".

Economie : la gauche doit regagner la bataille des idées

Pour espérer gagner les prochaines batailles électorales, la gauche doit d’abord gagner celle des idées. Cette bataille, la gauche l’a perdue non dans la qualité (ou l’absence de qualité) de ses réponses, mais dans la façon de poser les questions. Demandez aux Français quel est le principal problème économique auquel la France doit faire face, la réponse de la majorité sera « la mondialisation qui détruit nos emplois ». A force de mettre systématiquement l’accent sur les entreprises qui délocalisent, sur la concurrence des chinois ou du plombier polonais, une partie de la gauche a contribué à faire passer l’idée que la mondialisation libérale est un rouleau compresseur qui s’impose à l’ensemble de l’économie française et que toute tentative de régulation sociale (extension des 35 heures, augmentation du Smic…) et environnementale (normes pour lutter contre le dérèglement climatique…) se traduira, tôt ou tard, par des délocalisations massives. Persuadés du caractère incontournable de cette épée de Damoclès et totalement sceptiques sur la possibilité de voir advenir une alternative globale au capitalisme mondialisé, les Français préfèrent renoncer aux 35 heures pour préserver leur emploi, avoir une moindre retraite pour ne pas augmenter les charges sociales qui pèsent sur les entreprises, etc… Ce qui reste de Billancourt est désespéré.

Essayons donc de remettre la mondialisation à sa place. Environ 80 % de qui est produit en France est consommé en France. Et 80 % de ce qui est exporté l’est dans l’Union européenne. 80 % de nos emplois sont des emplois de services et du bâtiment dont l’immense majorité ne sont pas délocalisables comme les enseignants, les médecins, les éboueurs, les agences immobilières, les artisans, les ouvriers qui construisent nos maisons... Les délocalisations sont dramatiques pour les personnes et les territoires qui les subissent et il faut mettre en place les dispositifs nécessaires pour accompagner ces mutations. Mais on ne peut pas réduire l’évolution de l’économie française à la mondialisation.

Remettre la mondialisation a sa place, c’est aussi montrer que si le politique le veut, ou plutôt quand le politique le veut, il peut reprendre la main sur les multinationales, icônes du capitalisme mondialisé. L’an dernier, l’Union européenne a adopté la directive Reach qui impose des obligations de transparence à l’industrie chimique pour qu’elle utilise le moins possible les substances polluantes et dangereuses pour notre santé. Malgré un lobbying acharné des multinationales du secteur, soutenu par le gouvernement français, la commission et surtout le parlement européen ont tenu bon et ont imposé de nouvelles règles qui disent en substance aux multinationales : vous pouvez produire où vous voulez, en Inde, au Brésil ou en Afrique du Sud, mais si vous voulez vendre sur le marché de l’Union, vous devez respecter ces obligations. Or, aucune multitnationale, quelque soit sa puissance, ne peut se passer du marché européen. Et aucun Etat n’a attaqué cette réglementation devant l’organisation mondiale du commerce (OMC) car les règles de l’OMC prévoient déjà que tout ce qui protège la santé humaine peut justifier des limites au libre échange. Avec cette méthode d’accès sélectif au marché, l’Union européenne tient un outil imparable, non pas pour fermer ses marchés mais pour accroître les standards de production partout dans le monde, y compris au Brésil, en Inde, et en Afrique du Sud. Et ainsi maîtriser la mondialisation.

Faut-il forcément passer par l’Union européenne ? C’est mieux, mais ce n’est pas indispensable. Le projet pour « rendre possible le souhaitable de gauche» peut passer aussi par cette autre belle idée qui est le couple franco-allemand, totalement vidée de sens politique depuis une décennie. La France est le premier partenaire économique de l’Allemagne. Et l’Allemagne est le premier partenaire économique de la France. Plutôt que de se faire la guerre économique en baissant à tour de rôle le coût du travail ou les impôts payés par les entreprises au nom de nos compétitivités respectives, engageons une politique de coopération économique. Harmonisons nos taux d’imposition sur les facteurs économiques les plus mobiles comme le capital et le bénéfice des entreprises, menons des politiques de recherche et d’innovation commune et coordonnée pour faire advenir les centaines d’innovations dont nous allons avoir besoin pour lutter contre le réchauffement dramatique de la planète. Décidons ensemble de dire que les produits que nous importons devront respecter les normes sociales fondamentales de l’organisation internationale du travail. Aucune multinationale ne peut se passer de nos deux marchés réunis. Aucun Etat de l’Union ne nous attaquera devant l’OMC. La Chine et l’Inde le feraient-elles ? Rien n’est moins sûr. Car depuis un an, ces deux géants sont confrontés à des tensions sociales internes de plus en plus fortes. Malgré la répression, il n’y a jamais eu autant de grèves en Chine. Ce qui a conduit l’Etat a expliqué aux multinationales qu’il leur faudrait à terme respecter la législation sur le paiement des heures supplémentaires ou sur le salaire minimum. Multinationales qui ont aussitôt brandi le chantage à la délocalisation. Mais où délocaliser une fois que l’on a quitté les Etats-Unis et l’Europe pour la Chine et l’Inde ? On le voit les temps sont peut être mûrs pour que, dans l’économie réelle telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, et non dans une économie rêvée succédant à un hypothétique grand soir, des politiques de gauche puisse reprendre la main sur la mondialisation.

C’est quand la gauche propose un espoir qu’elle est la meilleure et la plus utile. C’est cette espérance que porte aujourd’hui l’écologie politique.


Pascal Canfin

samedi 19 mai 2007

XXIe siècle. Transports - Casse-tête en l'air (Libé)

Augmentation du trafic, coût du kérosène et émission de gaz à effet de serre obligent l'aéronautique à explorer toutes les pistes de recherche ­ aérodynamisme, procédures d'atterrissage, carburant... ­ pour éviter que l'avion ne redevienne un luxe.
Par Jean-Paul ROUSSET - QUOTIDIEN : samedi 19 mai 2007

C'est un envol qui n'en finit pas. En 2006, plus de deux milliards de personnes ont pris l'avion, selon l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), soit 5 % de plus que l'année précédente. Et la tendance devrait se confirmer dans les années à venir. L'américain Boeing prévoit une croissance annuelle sur le long terme de 5,2 % du nombre de passagers aéroportés qui passeraient à huit milliards en 2020 ! L'explosion réjouit le monde de l'aviation civile. Et l'inquiète. Ecartelé entre cette croissance soutenue des vols, un pétrole de plus en plus cher, et le souci de maîtriser les rejets de gaz à effet de serre, il cherche fébrilement des solutions d'avenir.
Fini ­ ou presque ­ le temps où l'on s'émerveillait de voir la star Jumbo Jet (le Boeing 747) détrôné par l'Airbus A380, et les porteurs devenir toujours plus gros. L'avion est de plus en plus pointé du doigt comme un pollueur. Un long-courrier actuel (comme l'Airbus A340-600 ou le Boeing B747-400) transportant 400 passagers sur près de 15 000 kilomètres consomme près de 500 litres par passager et rejette 330 kilos d'«équivalent carbone» (1), rien qu'en CO2, et le double si on tient compte des autres gaz à effet de serre (comme les monoxyde et dioxyde d'azote). Certes, chacun des 400 passagers «émettra» en fin de compte la même quantité de gaz à effet de serre que s'il parcourait une distance identique seul au volant d'une grosse voiture. Mais les avions ne font pas tous le plein de passagers. Et surtout, étant de plus en plus nombreux, ils parcourent de plus en plus de kilomètres. ..
Un oubli dans le protocole de Kyoto
Quel niveau atteindront donc ces émissions dans les années à venir ? En 1999, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) notait que le trafic aérien rejette plus de 200 millions de tonnes de CO2 par an, produisant ainsi environ 3,5 % des émissions générées par les activités humaines. Le Giec a ensuite présenté plusieurs scénarios prenant en compte deux variables : la croissance annuelle du trafic aérien et une utilisation plus efficace du carburant. Dans le cas d'une croissance de 4,7 % du trafic et d'une légère amélioration des performances de consommation énergétique, les rejets de CO2 imputables aux avions atteindraient 1,5 milliard de tonnes annuelles en 2050 : l'équivalent de ce qu'a rejeté la Russie en 2002 ! Aujourd'hui, les émissions de CO2 du trafic aérien international ne sont pas comptabilisées par le protocole de Kyoto. Mais cet «oubli» pourrait ne pas être éternel : l'Europe envisage de demander aux compagnies de payer leur part de pollution... Alors tout le monde planche sur les améliorations possibles de l'avion, dont les caractéristiques n'ont pas fondamentalement évolué depuis les années 1950. «Les Britanniques ont eu un coup de génie avec le De Havilland Comet, qui a inauguré en 1952 l'ère de l'avion de ligne à turboréacteurs» , résume Georges Ville, vice-président de l'Académie nationale de l'air et de l'espace. «Mais depuis, si on a réussi à améliorer beaucoup de choses, la forme générale de l'avion n'a jamais évolué radicalement. »
Avionneurs, mais aussi motoristes et pétroliers s'attaquent chacun à leur spécialité, dans une collaboration très étroite. En Europe, le Conseil consultatif pour la recherche en aéronautique (Acare) les y encourage, en fixant l'objectif de réduire de 50 % la consommation d'ici à 2020 par rapport aux avions mis en service en 2000, avec une répartition bien précise des efforts de chacun : -20 à -25 % pour la partie avion, et -15 à -20 % pour les moteurs. A côté de la technologie, la navigation aérienne est priée de contribuer pour -10 %, en optimisant le trafic ou les distances parcourues. Et aussi en modifiant certaines procédures. Ainsi, l'approche en descente continue est testée depuis quelques années en remplacement de l'approche par paliers lors des atterrissages. Des essais de nuit menés par Boeing et UPS à Louisville, aux Etats-Unis, ont permis, outre la réduction du bruit, une économie de 200 litres par atterrissage. La procédure reste à certifier par la FAA, l'autorité aérienne américaine.
Le retour de l'hélice
Car le transport aérien est soumis à des réglementations très strictes qui rendent les évolutions ­ et les innovations ­ très lentes. Depuis le mythique Comet, la consommation kilométrique par siège a tout de même été divisée par cinq. Airbus ne manque pas de souligner la bonne performance de son A380, plus économe bien que plus volumineux que le Boeing 747, en partie grâce à des réacteurs plus efficaces. Mais chez les motoristes, de Rolls-Royce à Safran-Snecma, on estime que l'amélioration du turboréacteur atteint ses limites et on n'espère pas mieux qu'un gain de15 % sur les performances d'ici 2015.
Les avancées pourraient venir... du retour de l'hélice. Dans les années 1980, le constructeur américain McDonnell Douglas avait obtenu une réduction de 30 % de la consommation avec un de ses prototypes équipés de turbopropulseurs, moteurs à hélices classiques. La chute du prix du pétrole avait tué ce projet, mais d'autres sont aujourd'hui relancés. On est parvenu à réduire le bruit des turbopropulseurs et à dépasser leurs limites avec les «propfans» utilisant des hélices à haute vitesse, voire deux rangées d'hélices contrarotatives.
Ailes volantes et plans canards
Chez Airbus, Philippe Jarry, directeur des marchés des projets futurs, l'affirme : «L'industrie du transport aérien a toujours connu des contraintes, de bruit, d'énergie... Avec la prise de conscience du réchauffement climatique, les critiques se font plus vigoureuses : il est clair que le dessin des futurs avions se fera sur leur signature environnementale.» Pour réduire la masse, on abandonne l'aluminium pour la fibre de carbone : le futur long-courrier A350 XWB en contiendra 52 %. Question aérodynamique, les fuselages sont ciselés, et chez Boeing, les derniers modèles, comme le 787 Dreamliner, sont équipés de curieuses ailes, très incurvées. On a vu apparaître les winglets , petits ailerons verticaux en bout de voilure. Les «plans canards» placés sur le nez et les ailes en V inversé pourraient aussi se développer. Mais le frein à ces innovations est souvent d'ordre économique, et les changements restent discrets, voire invisibles. «La géométrie variable, ce serait l'idéal, mais qui peut encaisser les surcoûts techniques ? analyse Philippe Jarry. Une aile volante ? Très bien, mais comment gérer l'accessibilité au sol d'un tel engin ? Le Sonic Cruiser [avion de ligne à très grande vitesse proposé par Boeing début 2000, ndlr] a été rattrapé par la réalité : les projets trop originaux sont incompatibles avec le principe industriel de la famille d'avions.»
En attendant l'avion supersonique volant à l'hydrogène dont rêvent certains, il faudra se résoudre à voler moins vite, avec des hélices géantes, par exemple. Drôle d'avenir pour l'aviation, curieusement «rétrofuturiste» . Pour Jean-Marc Jancovici, expert des questions énergétiques, il est même très sombre : «S'il y a urgence à augmenter les prix du transport aérien et à utiliser des techniques moins gourmandes, l'idée de garder 5 % de croissance annuelle est des plus naïves .» Et de résumer les perspectives : «Il y a cinquante ans, le transport aérien était un très grand luxe. Dans cinquante ans, ce sera à nouveau le cas".
(1) L'équivalent carbone est l'unité de mesure des gaz à effet de serre, dont l'étalon est le CO2 ; elle permet une comptabilisation unifiée de ces gaz aux caractéristiques très variables.

jeudi 17 mai 2007

Le ferroutage, c'est quoi ?

Le ferroutage, ou transport « combiné accompagné » est un terme générique désignant l’ensemble des techniques qui permettent de charger des camions complets sur un train : tracteur + remorque + chauffeur. À ne pas confondre avec le transport de conteneurs ou « combiné non accompagné ».

Le ferroutage est actuellement utilisé essentiellement pour le passage d'obstacles naturels, montagnes ou bras de mer (Tunnel sous la Manche), mais il existe des projets de ferroutage de longue distance destinés à réduire la pollution et désengorger les autoroutes.

Le ferroutage est largement répandu en Europe pour les longues distances entre Allemagne du nord et pays du sud, particulièrement lors du transit des poids lourds à travers la Suisse.

En France le développement du ferroutage a toujours été l'objet de déclarations de volonté politique sans que cette volonté ne soit traduite dans les faits : les raisons invoquées ont été multiples comme l'inadaptation de l'infrastructure et des matériels ou l'absence de qualité de service de la société nationale.

L'économie verte expliquée à ceux qui n'y croient pas


Pascal Canfin fait partie de ces personnes qui, comme on dit en Seine-Saint-Denis, où je suis sénatrice, « ne lâchent jamais l’affaire » : sa soif de convaincre est insatiable, sa passion pour la chose publique ne le quitte pas.

Dans ce cas particulier, Pascal Canfin imagine un week-end ordinaire au cours duquel il est amené, comme cela arrive à chacun d’entre nous, à rencontrer des amis, des parents, des personnes assez représentatives de la diversité des situations et des parcours dans notre société. Et les petits gestes qu’on fait dans la vie quotidienne – se déplacer, acheter, manger – sont l’occasion de discuter d’économie et d’écologie, de redresser à petites touches les mille et une idées toutes faites qui entravent l’imaginaire habituel et font qu’on n’ose pas penser que cela puisse vraiment changer.

La première chose, pour convaincre, c’est d’entendre, c’est d’essayer d’entrer dans la position de l’autre pour voir en quoi, même à la base d’une idée qu’on juge contestable, il peut y avoir une aspiration positive, une demande d’égalité, le produit d’une expérience. À partir de là, il faut expliquer, éclairer, essayer de démontrer, sans caricaturer, sans nier les contradictions, les ambivalences et les tensions qui s’exercent sur chacun de nous, selon que nous soyons salariés, consommateurs, parents, travailleurs, voyageurs, amoureux ou militants… – et nous sommes évidemment tout cela à la fois. C’est ce que fait Pascal Canfin, avec patience.

Je trouve la démonstration très réussie : je ne sais pas si ses interlocuteurs ont été convaincus ; en tout cas, ils ne sortent manifestement pas de l’échange comme ils y sont entrés.

D’abord, ils s’aperçoivent qu’il y a une pensée économique verte : car il y a encore des gens pour croire, vingt ans après la fondation des Verts, que nous nous limitons à la défense, par ailleurs nécessaire, des petites fleurs et des petits oiseaux.

Ils découvrent une pensée critique : non, nous n’acceptons pas l’économie politique du capitalisme comme une vérité éternelle ou d’évidence. Non, nous ne voulons pas, à l’inverse, tout étatiser : l’ouvrage montre bien en quoi les Verts sont tout aussi critiques du productivisme de droite que du productivisme de gauche. Ils entrevoient une pensée positive : le propos est d’inventer, de sortir de la répétition, de ne pas s’en tenir à la simple régulation d’un jeu dont on admettrait au fond les règles essentielles.

On trouvera évidemment au fil des pages une mise en cause forte des inégalités actuelles dans la répartition, telles que les ont aggravées les politiques fiscales successives menées – hélas – déjà bien avant 2002 ! Mais la contestation argumentée des dogmes libéraux va au-delà des solutions ressassées sur le partage de la croissance ou la sempiternelle relance de la consommation. Consommer quoi ? Produire quoi ? Comment ? Qui décide pour qui ? D’où il ressort que le pari des Verts est d’abord d’inventer une autre pratique de l’économie, plus démocratique.

Ensuite, le lecteur découvre que cette vision écologiste se décline en propositions bien concrètes, qui concernent là encore la vie de tous les jours. Que ces propositions ne tombent pas du ciel, mais qu’elles s’enracinent dans des pratiques, des expériences, des réalisations déjà testées chez nous ou ailleurs. On veut de l’écologie, on sait en faire, on en fait déjà !

Les propositions qu’évoque Pascal Canfin, et qui ont fait l’objet d’une élaboration collective approfondie, sont chiffrées, inscrites dans le temps et dans l’espace : elles s’affichent clairement comme proeuropéennes et mondialistes, à l’opposé des visions qui appellent au repli égoïste et protectionniste des nations riches. Enfin, elles impliquent la mobilisation libre de chacun : nous sommes loin des mécanos qui enchaînent vertueusement les causes et les effets. Bien sûr, il y a la décision publique, celle que valide ou sanctionne le suffrage universel : la fiscalité écologique, les politiques salariales, la formation, les droits dans l’entreprise, la réduction du temps de travail, les mesures pour sécuriser les parcours professionnels et s’attaquer vraiment au fléau de la pauvreté et de ses nouvelles formes. Mais on découvre aussi les Verts là où on les attendait moins : les incitations à la reconversion industrielle et à la relocalisation des activités chaque fois que c’est possible. L’importance du développement des services de proximité, une certaine idée de l’école…

On voit ainsi comment une politique verte incite au geste qui responsabilise, comment elle encourage l’action consciente du citoyen qui se dit que, là où il est, il peut agir par ses pratiques sur des territoires, sur des communautés lointaines.

C’est dans l’espace situé entre la nostalgie du passé et la fuite en avant dans la surconsommation et le « toujours plus » que se déploie la réponse écologiste radicalement nouvelle : réformer les services publics pour pouvoir les conserver, poser la question de l’utilité sociale et des impacts écologiques des activités productives, ne jamais dissocier la quantité de travail de sa qualité, se battre pour la feuille de paye, mais en sachant que le niveau de vie se mesure aussi à la dépense de logement, de transport, de chauffage et de santé – questions éminemment écologiques –, continuer à déconnecter le travail du revenu… Ce travail de Pascal Canfin, et plus largement le travail programmatique des Verts ces derniers mois, préfigure ce que je voudrais faire à l’occasion de l’élection présidentielle de 2007 : montrer en quoi l’écologie n’est pas un thème en plus, une espèce de supplément d’âme à des politiques traditionnelles. En quoi elle est au cœur des trois grands débats qui nous taraudent : le modèle social français a-t-il encore une pertinence ? Comment faire sortir notre société de la violence qui la mine ? Est-il encore possible de penser la paix dans le monde ?

Il y a une singularité verte dans ces débats : merci à Pascal Canfin de nous l’avoir fait entrevoir. À nous tous d’étendre la démonstration !

L'économie verte expliquée à ceux qui n'y croient pas, de Pascale Canfin, éditions Les petits matins. En vente dans toutes les librairies et en particulier chez Ecodif.

C'est vert et ça marche !

Pelt Jean-Marie
Steffan Frank

C'est vert et ça marche !

Fayard - 2007

"Chacun peut constater les changements climatiques de notre planète. C'est pour l'instant le signe le plus tangible d'un bouleversement écologique majeur qui s'annonce. Un scénario catastrophe se dessine ainsi à l'horizon, qui impose des changements rapides et radicaux si nous ne voulons pas que notre légèreté fasse le malheur de nos enfants. Grâce à l'émergence de la notion de développement durable, en mettant en oeuvre ce nouveau concept dans toutes ses dimensions - économique, écologique, sociale, éthique -, nous pouvons relever les défis du futur.
Dans C'est vert et ça marche ! Jean-Marie Pelt nous entraîne dans un nouveau tour du monde écologiste. Préservation de la forêt en Amazonie, en Afrique, en Chine, gestion de l'eau douce partout où elle se fait rare, exemples de villes 100 % vertes en Allemagne, au Danemark et, plus surprenant, également au Brésil, multinationales éprises d'écologie, mais aussi mutualités impliquées dans ce combat, volonté de préparer l'après-pétrole, de construire un habitat qui recourt aux énergies renouvelables, etc. D'un continent à l'autre, il dresse un inventaire impressionnant des expériences de développement durable qui ont fait leurs preuves et qui démontrent qu'une autre voie est possible."

dimanche 13 mai 2007

Réchauffement climatique : Tuvalu, la première nation submergée par les eaux d’ici 50 ans

Tuvalu sera le premier pays à être submergé par les eaux d’ici 50 ans, à cause du réchauffement climatique. Ses habitants deviendront alors les premiers réfugiés climatiques au monde. Ils sont le symbole de ce qui attend la planète si nous ne changeons pas nos modes de consommation énergétique annonce Fanny Héros, chargée de mission pour l’association Alofa Tuvalu ( Aimer Tuvalu en tuvalien). Créée en 2005, l’association française aide les 11 000 habitants de cet archipel de neuf îlots du Pacifique Sud, situé près des îles Fidji, à se faire (re)connaître auprès du monde entier et des Nations-Unis afin d’obtenir, dans le futur, une terre d’asile.
Les émissions de gaz à effet de serre produites par l’homme sont en effet responsable de la montée des eaux sur l’archipel : alors que dans les années 1980, Tuvalu était inondé une fois par an, il l’est désormais une fois par mois.

samedi 12 mai 2007

Un Tsumani alimentaire

Les carburants végétaux ne sont pas bios: ils sont issus de plantes cultivées avec toute l'artillerie lourde des intrants de l'agro-chimie et des pesticides. Les termes "biodiesel" , "bioéthanol" et "biocarburants" sont passés en un temps record dans le langage commun, suite à un énorme matraquage publicitaire et médiatique. Ces carburants végétaux sont obtenus grâce à des processus d'extraction industrielle très complexes. Le terme "bio" signifie "vie". On voit difficilement ce qui permettrait à ces carburants végétaux de mériter le préfixe bio.

Les carburants végétaux ne sont pas verts. Ils vont accroître l'immense tragédie de la sous-nutrition, de la mort de faim, de la misère sociale, du déplacement des populations, de la déforestation, de l'érosion des sols, de la désertification, de la pénurie en eau, etc.

Les grands groupes pétroliers qui se sont alliés aux grands groupes de l'agro-alimentaire et aux grand groupes de l'agro-chimie et aux grands groupes semenciers pour lancer cette farce grotesque tentent de tranquilliser le citoyen en prétendant que les carburants végétaux ne représentent aucune "concurrence pour les filières alimentaires".

Et la facture cachée?

- Les agro-carburants vont accélérer la destruction des ecosystèmes en répandant encore plus d'intrants et de pesticides dans les sols, dans l'atmosphère et dans les eaux.

- Un litre d'éthanol entraîne l'érosion de 15 à 25 kg de sol: érosion, entendons-nous bien, signifiant disparition pure et simple, éradication.

- Qu'en est-il de l'eau? C'est le bouquet final. Il faut, selon les régions, de 500 à 1500 litres d'eau pour produire un kilo de maïs. Cela signifie que la production d'un litre d'éthanol à base de maïs requiert l'utilisation de 1200 à 3600 litres d'eau!

2,6 milliards d'humains sans assainissement, 1,3 milliards d'humains sans accès à l'eau potable et 3800 enfants qui meurent tous les jours de maladies liées au manque d'eau potable. Les optimistes invétérés nous rétorqueront sûrement que ces enfants sont déjà comptabilisés dans les 36 000 personnes qui meurent de faim tous les jours!

Rappelons également que l’agriculture consomme 90 % de l’eau douce du monde.

Ethanol et crises alimentaires

Le prix de la tortilla au Guatemala (aliment traditionnel à base de maïs) a augmenté de 80 %. La situation est identique au Mexique. L'augmentation de 40 à 100 % du prix de la tortilla entraîne de sérieuses émeutes dans tout le pays. Quelques années en arrière, les paysans ont cessé de produire leurs maïs traditionnels au Guatemala et au Mexique car cela revenait moins cher d'acheter la tortilla à la tortilleria industrielle que de cultiver sa "milpa" en raison du "dumping" de maïs (ogm) en provenance des USA.

Mais, aujourd'hui, la situation a changé: les USA gardent leur maïs (20 % de la récolte de maïs US est transformé en éthanol) et les Mexicains crèvent de faim!

Des voix commencent à s'élever qui évoquent une crise alimentaire aux USA, car l'augmentation du prix des céréales entraîne des effets multiples dans les chaînes alimentaires. Le coût d'un poulet, par exemple, est constitué à 40 % par le prix du maïs. Les prix augmentent parce que l'offre baisse, parce que la demande s'accroît (en raison de la production d'éthanol) et parce que certains aléas climatiques sont en train de semer le chaos dans l'agriculture!

Et les multinationales et les gouvernements voudraient nous faire croire que les agro-carburants ne représentent aucune "concurrence pour les filières alimentaires".

Le totalitarisme éthanolien

Qui sont les grands humanitaires totalitaires qui font transpirer sang et eau pour lutter contre le réchauffement climatique? Toujours les mêmes! La réponse nous est donnée clairement par Mme. Dilma Roussef (chef du cabinet civil brésilien) quand elle affirme que les carburants végétaux sont l’expression du « mariage de l’industrie agricole avec l’industrie pétrolière ». N'oublions pas l’industrie biotechnologique: c'est un mariage à trois.

La société pétrolière BP vient de s'associer à la société de la chimie et de biotechnologie DuPont de Nemours afin de développer une nouvelle génération de carburant végétal. DuPont a racheté, en 1999, le N°1 de la semence hybride de maïs, la société Pioneer HiBred. DuPont était au début du 20 ème siècle le plus grand vendeur d'armements aux USA. DuPont est actuellement la seconde multinationale de la semence. DuPont est actuellement la quatrième multinationale de l'agro-chimie. DuPont commercialise un soja résistant à son herbicide "Synchrony". Quel joli nom pour un herbicide systémique!

Toyota vient de s'allier avec BP pour produire de l’éthanol au Canada à partir de la cellulose extraite des déchets.

Volkswagen vient de signer un accord avec la multinationale de l’alimentation ADM (Archer Daniels Midland Company).

Royal Dutch Shell est en train de développer une deuxième génération d'agro-carburants et fait des essais de raffinage d'éthanol à partir de lignine et de cellulose.

Cargill, la grande multinationale de l'agro-alimentaire s'est lancé dans la production de diesels végétaux.

etc, etc... Et les responsables gouvernementaux osent nous vanter "l'indépendance énergétique" des carburants végétaux!!!

Un Tsunami alimentaire

On ne peut que répéter que le propos des entreprises capitalistes n'est pas de produire des aliments, ou des carburants végétaux ou de l'information: il est de produire de l'argent, des bénéfices. Point.

Nous assistons, avec la folie des carburants végétaux, à une terrifiante et ultime (peut-être) concentration des grands capitaux entre l'agro-chimie, les nécro-technologies, l'agro-alimentaire et les sociétés pétrolières, avec la complicité bienveillante des états.

S'il est plus profitable de produire des carburants végétaux que des aliments, le grand capital s'orientera vers les carburants végétaux.

Pierre Rabhi, dans le manifeste qu'il vient de rédiger pour fédérer un comité de soutien autour de Kokopelli, évoque un "tsunami alimentaire". Avec 36 000 personnes "décédant" de faim (donc de manque de nourriture!) tous les jours, la planète Terre est dans un état de famine. Si l'on peut se permettre une comparaison, 36 000 personnes représentent 12 fois le nombre de personnes décédées dans les 2 tours en septembre 2001!

Les agro-carburants sont une ignominie de plus dont se rend coupable la société occidentale. Les agro-carburants vont intensifier l'état de famine de cette planète.

Extrait de l'excellent article de Dominique Guillet. 24 mars 2007 http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=90

jeudi 10 mai 2007

Les Verts en campagne (...électorale)

C'est parti : Frank et moi-même entrons dans la phase "visible" de notre campagne.
Comme il se doit, nous commençons par une conférence de presse :

Samedi 12 mai à 11 H 00 à Châteaubriant
Puis nous avons prévu de déjeuner ensemble dans un petit resto. Si cela vous tente, vous pouvez vous joindre à nous :
Rendez-vous à 11 H 30 Salle Ernest Bréant
Place de l'Hôtel de Ville.


Et en avant-première, voici un extrait de notre profession de foi :

La République, en instaurant un système démocratique dans lequel le peuple désigne ses représentants pour gouverner en son nom, s'appuie fortement sur le député qui est celui qui fait les lois et contrôle leur application.

Candidats des Verts, nous nous engageons à :

- promouvoir une agriculture respectueuse des sols, de l'eau, du travail des paysans par une meilleure répartition des aides (liées à des pratiques et non à des cultures), en permettant aux jeunes de s'installer sur des exploitations à taille humaine, en soutenant les circuits courts,

- mettre en place une politique de transports et de déplacements qui contribue à un aménagement équilibré du territoire, en développant les modes de transports les plus économes en énergie et les moins polluants (ex. projet train-tram Châteaubriant-Nantes), en menant une politique de maîtrise du trafic aérien, en réclamant l'abandon du projet inutile et nuisible d'un aéroport à N-Dame des Landes,

- encourager toutes les formes de solidarités entre les citoyens, les générations, les territoires,

- garantir le droit au travail, à la protection sociale, au logement et à la formation pour tous,

- favoriser la mise en place d'un plan d'économie d'énergie ambitieux, combiné au développement des énergies renouvelables.

Notre candidature est motivée par la conviction que le respect de l'être et de son environnement doit être au cœur de nos choix, de nos décisions, de nos actes.



mercredi 9 mai 2007

La Terre se réduit


Désertification, hausse du niveau de la mer et explosion démographique mettent la civilisation humaine en péril



[Traduction : Claire Richardot pour Planète Urgence]

La désertification et la hausse du niveau de la mer contraignent notre civilisation de ce début de 21e siècle. L’homme dispose de moins en moins d’espace pour vivre. Ces phénomènes alimentent une densification de la population, qui n’avait, autrefois, comme seule cause, 'que' l’accroissement démographique, qui représente pourtant et déjà, à lui seul, une augmentation de la population de plus de 70 millions de personnes chaque année.

Ces deux nouvelles tendances sont toutes deux d’origine humaine. La désertification est avant tout le résultat d’un cheptel trop important et de la surexploitation des terres agricoles. La hausse du niveau de la mer est la conséquence d’une augmentation des températures provoquée par les rejets de carbones provenant de la combustion d’énergies fossiles.

En Chine et au Nigeria, les deux pays les plus peuplés d’Asie et d’Afrique respectivement, d’importantes surfaces ont été perdues au profit du désert. C’est une tendance qu’on observe dans bon nombre de pays du monde. Non seulement la Chine perd des terres agricoles, mais elle le fait à un rythme accéléré : chaque année, le pays a perdu 1560 km² entre 1950 et 1975, contre 3640 km² entre 1976 et 2000.

Un rapport de l’ambassade des États-Unis intitulé Desert Mergers and Acquisition (’’Fusions et acquisitions’’ du désert), montre des images satellites où deux déserts du centre-nord de la Chine s’étendent et se rejoignent pour n’en former plus qu’un seul, plus vaste, recouvrant ainsi les provinces intérieures de Mongolie et de Gansu. À l’ouest, dans la province de Xinjiang, deux déserts encore plus importants, le Taklimaklan et le Kumtag, se rapprochent aussi l’un de l’autre. Plus à l’est, le désert de Gobi n’est plus qu’à 241 km de Pékin, à la grande inquiétude des dirigeants du pays. Des scientifiques chinois estiment qu’au cours des cinquante dernières années, près de 24 000 villages de la Chine septentrionale et occidentale ont été totalement ou partiellement abandonnés sous l’effet du sable.

Dans tous les pays d’Asie centrale, l’Afghanistan, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan, le Turkménistan et l’Ouzbékistan, le désert gagne du terrain. Le Kazakhstan, célèbre à l’époque soviétique pour son projet de mise en valeur des Terres noires, a perdu presque la moitié de ses terres arables depuis 1980.

En Afghanistan, pays de 31 millions d’habitants (autant qu’au Canada), le désert du Registan se déplace vers l’ouest, empiétant sur les surfaces agricoles. Selon une équipe du PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement), jusqu’à 100 villages ont été submergés par des vents de sable et de poussières. Au nord-ouest du pays, des dunes de sables se déplacent vers les zones agricoles, faute de végétation détruite par l’utilisation du bois de chauffe et le surpâturage. Cette équipe a observé des dunes de près de 15 mètres qui bloquent les routes et contraignent les habitants à établir de nouveaux itinéraires.

L’Iran, qui compte 70 millions d’habitants et 80 millions de chèvres et de moutons (qui fournissent la laine nécessaire à l’industrie du tapis) est également en train de perdre son combat contre le désert. En 2002, Mohammad Jarian, directeur de l’Organisation iranienne contre la désertification, annonçait que 124 villages de la province de Sistan-Baluchistan, au sud-est du pays, ont été ensablés et par conséquent abandonnés. Des vents de sable ont recouvert les pâtures, privant les animaux d’alimentation et les habitants de leurs moyens de subsistance.

En Afrique aussi les déserts gagnent du terrain. Au nord, le Sahara repousse les populations du Maroc, de Tunisie et d’Algérie vers la Méditerranée. Dans une tentative désespérée pour stopper la désertification, l’Algérie restructure géographiquement son agriculture, remplaçant au sud la culture des céréales par celle des orchidées et de la vigne.

Entre le sud du Sahara et les régions forestières méridionales, s’étend d’est en ouest une vaste bande semi-aride, le Sahel, où les principales activités sont l’élevage et l’agriculture. Du Sénégal et la Mauritanie à l’ouest, jusqu’au Soudan, l’Éthiopie et la Somalie à l’est, la pression exercée par la densité humaine et animale transforme la terre en désert (voir tableau).

Le Nigeria, pays à peine plus grand que le Texas, perd chaque année 3523 km² de pâtures et de terre arables en raison de la désertification. Alors que sa population a quadruplé entre 1950 et 2006, passant de 33 millions à 134 millions, le cheptel a été multiplié par 11 (de 6 millions à 66 millions). Entre le défrichement de terres marginales rendu nécessaire pour satisfaire les besoins alimentaires des habitants et le forage de puits pour répondre à un bétail en surnombre par rapport aux prairies existantes, le pays prend petit à petit l’allure d’un désert. La population croissante du pays doit s’entasser sur un espace de vie toujours plus petit.

En Amérique latine, les déserts s’étendent tant au Brésil qu’au Mexique. Dans ce dernier pays, en grande partie recouvert de terres arides ou semi-aride, la dégradation des terres agricoles oblige maintenant quelque 700 000 Mexicains à partir chercher du travail dans les villes avoisinantes ou aux États-Unis. Dans de nombreux pays, la croissance de la population et du cheptel, cause de la désertification, se poursuit sans relâche.

Alors que la désertification oblige déjà des millions de personnes à quitter leur habitat, une hausse du niveau de la mer promet d’en déplacer encore bien plus. En effet les villes côtières ou le delta de fleuves rizicoles sont des zones très peuplées. Au cours du vingtième siècle, le niveau de la mer a augmenté de 15 centimètres. Dans son rapport de 2001, le Groupe intergouvernemental sur l'évolution climatique (GIEC) a prévu une augmentation de 10 à 87,5 cm. Mais avec les températures record observées entre-temps qui ont accéléré la fonte des glaces, il est probable que celle-ci soit plus importante encore.

Sous l’effet de la chaleur, les eaux se dilatent et glaciers et calotte glacière fondent, entraînant la hausse du niveau de la mer. La fonte de la calotte glaciaire au Groenland, fortement accélérée ces dernières années, est particulièrement inquiétante. Si elle devait disparaître entièrement, alors qu’elle fait plus d’un km d’épaisseur à certains endroits, le niveau de la mer augmenterait de 7 mètres.

Une hausse d’un seul mètre inonderait de vastes régions des basses terres, notamment les deltas de fleuves rizicoles ou les plaines alluviales d’Inde, de Thaïlande, du Vietnam, d’Indonésie et de Chine. D’après la Banque mondiale la moitié des surfaces rizicoles du Bangladesh serait sous les eaux causant le départ de près de 30 millions de personnes qui migreraient à l’intérieur ou en dehors du pays.

Des centaines de villes, parmi les plus grandes du monde, seraient au moins partiellement inondées (comme Londres, Alexandrie et Bangkok). Plus d’un tiers de Shanghai, ville de 15 millions d’habitants, serait recouvert par les eaux. Si une telle hausse se conjuguait avec le déclenchement d’une tempête cinquantenale, la mer recouvrirait une grande partie du Lower Manhattan à New York et du National Mall à Washington.

Avec la fonte de la calotte glacière du Groenland qui entrainerait une augmentation de 7 mètres du niveau de la mer, des milliers de villes et populations côtières seraient abandonnées. Des centaines de millions d’habitants seraient contraints à fuir vers l’intérieur des terres ou vers d’autres pays, impliquant des conflits pour l’occupation des terres et l’espace vital. Avec la désertification et la hausse du niveau de la mer, le monde risque d’être confronté à un flot sans précédent de réfugiés environnementaux (sources de conflits).

Notre siècle doit faire face aux effets causés par les évolutions conduites au cours du siècle précédent (croissance rapide de la population, désertification et hausse du niveau de la mer). L’augmentation de la population humaine de plus de 70 millions de personnes par an s’accompagne de celle du cheptel (plus de 35 millions de têtes par an). La combustion d’énergies fossiles entraîne une hausse des concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère et le dérèglement du climat terrestre. Notre choix est simple : renverser ces tendances où risquer de les voir nous anéantir.

mardi 8 mai 2007

Biocarburants ou nécrocarburants ?

par Philippe Ladame

Séduisants parce qu’ils ne participent guère à l’effet de serre, les agro-carburants sont-ils pour autant une si bonne solution ?

Avec l’augmentation du prix du pétrole et la prise de conscience du fait qu’il s’agit d’une ressource limitée et non-renouvelable, les carburants produits à partir de plantes sont brusquement devenus à la mode (avec quelques nuances toutefois, comme nous l’avons déjà indiqué).

Et, par un joli renversement linguistique, l’usage du terme "biocarburant" s’est répandu à grande vitesse, alors même qu’il s’agit de produire du carburant de manière on ne peut plus extensive et dévoreuse ... d’énergie.

Dans un intéressant article publié le 24 mars 2007 sur le sujet, Dominique Guillet explique ainsi : « Voyez avec nous le désastre. L’ usine de Goldfield transforme tous les ans 450 000 tonnes de maïs (pour produire 190 millions de litres d’éthanol) mais, pour ce faire, elle brûle tous les jours 300 tonnes de charbon (qui arrivent par camion de bien loin) et elle relâche benoîtement du CO2 dans l’atmosphère. (...) Tentons d’esquisser un bilan (provisoire) de la centrale de Goldfield dans l’Iowa. Pour produire 1 litre d’éthanol, il faut transformer 2,37 kilos de maïs, brûler 500 grammes de charbon et utiliser 4 litres d’eau. »

Dominique Guillet s’alarme de la tendance a appauvrir les sols et à espérer compenser par toujours plus d’intrants. « L’affaire est simple : toute biomasse qui est brûlée pour produire de l’éthanol pour les riches est de la biomasse qui ne retourne pas à la terre. Dans un milieu tempéré, il faut 500 ans à l’écosystème pour recréer 2,5 cm de sol, » rappelle-t-il, prédisant, avec Pierre Rabhi, un « tsunami alimentaire » quotidien si l’on va plus avant dans développement massif de la culture des agro-carburants.

On trouve comme un faible écho de ces terribles inquiétudes, dans la consultation lancée par la commission européenne et intitulée « la question des agro-carburants dans la nouvelle législation promouvant les énergies renouvelables ».

Le 10 janvier 2007, en effet, la commission européenne fixait l’objectif que 20% de l’énergie consommée dans chaque pays de l’Union soit d’origine renouvelable. Plus particulièrement pour les carburants, elle posait une contrainte d’utilisation d’au moins 10 % d’agro-carburants, accompagnant toutefois cet objectif de la définition d’un schéma de durabilité (sustainability scheme).

C’est sur ce dernier aspect que les européens sont invités à donner leur opinion via cette consultation, ouverte jusqu’au 4 juin 2007 et qui s’adresse aux autorités publiques, entreprises, organisations non gouvernementales et aux autres parties intéressées, qui sont invitées à répondre à quatre questions :
- comment concevoir un système de viabilité à long terme des biocarburants ?
- comment surveiller l’incidence globale des biocarburants sur l’utilisation des terres ?
- comment encourager l’utilisation des biocarburants de deuxième génération ?
- quelles sont les autres mesures nécessaires pour parvenir à une part de biocarburants de 10 % ?

Le document de consultation (.pdf de 53 Ko) n’est publié qu’en anglais, mais les réponses peuvent être rédigées dans n’importe quelle langue de l’Union. Elles doivent être envoyées à TREN-BIOFUELS-CONSULTATION@ec.europa.eu

Les quatre questions sont tournées de telle manière qu’elles tracent comme horizon incontournable le maintien ou l’augmentation de la consommation de carburant ... mais on n’est pas obligé de tomber dans le panneau.

Pour l’eau, une autre politique agricole, naturellement

Cohérence (collectif crée en 1997) : un réseau au profit du développement durable. Son but : « Promouvoir et défendre les modes de production, de commercialisation et de consommation respectueux des hommes et de leur santé, des animaux, de la nature et du cadre de vie, dans l’esprit de développement durable et de la préservation des ressources pour les générations futures »

La Bretagne toujours malade de ses nitrates…

Déjà en 2001 la Cour de justice des Communautés européennes a condamné la France pour non respect de la norme maximale de 50 mg de nitrates par litre dans les eaux de captages destinés à l’alimentation humaine en Bretagne. Six ans plus tard, les objectifs n’étant pas atteints, elle demande des mesures complémentaires renforcées, rapides pour des effets immédiats, sous peine d’une condamnation avec des astreintes élevées (on parle d’une centaine de millions d’euros, avec des astreintes de plusieurs dizaines de millions d’euros par an). C’est la raison pour laquelle, dans l’urgence, la préfecture de région Bretagne a annoncé des mesures supplémentaires que l’on peut résumer ainsi :

- sur les 4 bassins versants les plus dégradés : réduction du cheptel et suspension de l’utilisation des prises d’eau non-conformes

- sur les 9 bassins versants encore en contentieux (les 4 précédents + 5 autres) : limitation des apports azotés totaux à 140 kg/ha au lieu des 210.

L’Etat s’engage à accompagner financièrement ces mesures, c'est-à-dire indemniser les agriculteurs par des mesures agro-environnementales, financer les travaux de mise en connexion des réseaux d’eau.

et des paysans bretons qui sont pénalisés pour leurs bonnes pratiques

Victimes d’injustices dans la répartition des aides, des agriculteurs ont entrepris de jeûner, chaque vendredi et samedi, depuis septembre 2006, d’abord à St Brieuc, ensuite dans de nombreuses préfectures de l’Ouest. Ces agriculteurs ont modifié leurs pratiques agricoles depuis 5, 10 ou 20 ans afin de préserver la qualité de l’eau, des paysages, et produire plus sainement. Ils pratiquent une agriculture vraiment " durable ". Aujourd’hui, alors que les discours sont précisément en faveur des pratiques respectueuses de l’environnement, ils reçoivent deux à trois fois moins d’aides que les autres, ce qui les pénalise et les fragilise. C’est profondément injuste et anti-pédagogique : ceux qui ont adopté de bonnes pratiques sont les "cocus " de la PAC.

Comment ne pas faire le lien entre ces évènements ?

Le problème n’est pas nouveau. Il y a plus de 30 ans que des associations de protection de l’environnement alertent sur la dégradation de la qualité des eaux. Il y a plus de 20 ans que des paysans ont modifié leurs pratiques agricoles pour mieux préserver la ressource en eau et la santé des consommateurs. Les premiers n’ont pas été entendus, sauf à saisir les tribunaux. Les seconds ont été félicités en paroles et pénalisés financièrement. Ainsi en est-il pour les agriculteurs qui se sont volontairement limités à 140 unités d’azote par ha, parce qu’ils ne conçoivent pas que l’on puisse exercer le métier de paysan en polluant l’eau.

Un non sens économique.

Les consommateurs et contribuables (TVA) que nous sommes tous paient plusieurs fois pour avoir une eau potable.

- une première fois pour les aides publiques à l’agriculture qui sont, nous dit-on, conditionnées à de bonnes pratiques agricoles. Ces aides, 9 milliards d’euros d’aides directes chaque année pour les agriculteurs français, représentent près de 500 euros/an par ménage.

- une seconde fois pour la redevance pollution sur les factures d’eau ou pour acheter de l’eau en bouteille en place de celle du robinet. Le coût moyen pour un ménage est estimé à nouveau à 500 euros par ménage.

- une troisième fois pour financer les programmes de reconquête de la qualité de l’eau : les 3 programmes successifs « Bretagne Eau Pure », le PMPOA (programme de maîtrise des pollutions d’origine agricole, le plan d’action pour une agriculture pérenne et maintenant les nouvelles mesures prises dans l’urgence. Il est difficile de faire le total des sommes dépensées car il faut additionner des fonds européens, nationaux, régionaux, des collectivités locales, syndicats d’eau, agences de l’eau.

- et aujourd’hui il semble clair que les contribuables vont devoir payer les pénalités européennes à cause du laxisme des pouvoirs publics français.

Oui, la coupe est pleine. Nous acceptons de payer une fois, mais pas quatre, ni trois, ni deux. En clair, oui à des paiements aux agriculteurs, pour rémunérer les pratiques agricoles qui permettent de reconquérir la qualité de l’eau. Cela signifie que les paiements de la PAC doivent être conditionnées à ces bonnes pratiques. Nous sommes en droit d’en attendre des résultats, de manière à ne plus avoir à payer en plus pour le traitement des eaux brutes pour enlever les nitrates en excès et les pesticides, et encore moins pour des mesures de rattrapage !

Faut il rappeler qu’il vaut mieux prévenir que guérir, aider financièrement les agriculteurs qui ont de bonnes pratiques plutôt que payer pour le traitement des eaux brutes. C’est l’exemple bien connu donné par les villes de Munich ou Augsbourg en Allemagne : la protection de la ressource en eau en passant des contrats avec les agriculteurs coûte 30 fois moins cher que le traitement ! (le voyage d’étude en Bavière et Bade Wurtemberg sur cette problématique organisé par Cohérence en 2006 pour des élus sera renouvelé en 2007).

Nous voulons une refonte de la politique agricole

Il faut en finir avec les injustices et les incohérences de cette politique. Les 9 milliards d’euros versés chaque année aux agriculteurs français dans le cadre de la PAC vont essentiellement à l’agriculture productiviste. Ce sont les régions les plus riches et les exploitations les plus grandes en ha ou en têtes de bétail qui sont les plus aidées. Si, en moyenne, le revenu paysan est constitué au deux tiers d’aides publiques, les sommes sont très variables allant de 0 à plusieurs centaines de milliers d’euros par exploitation. Cette répartition est injuste, incompréhensible pour nos concitoyens. Plus grave, avec la dernière réforme, cette répartition injustifiable est pérennisée : désormais, il y a un droit historique à primes ! Sur la base de ce que percevait un agriculteur sur la période 2000-2002, il a acquis un droit à paiement unique (DPU), qu’il pourra négocier et revendre ! Comment peut-on justifier qu’il existe un droit acquis à des aides publiques ?

D’abord réformer l’application française de la PAC 2003.

Nous demandons dès maintenant, en 2007, une réforme de l’application française en faisant bon usage du principe européen de subsidiarité :

- mutualisation et régionalisation des aides comme en Allemagne ou au Royaume Uni, pour en finir avec des droits historiques à primes et les distorsions de concurrence entre agriculteurs, selon les systèmes de production en vigueur sur la période 2000-2002. Cette mutualisation peut être installée progressivement sur quelques années.

- prélèvement de 10 % des paiements découplés pour introduire un nouveau paiement à destination des agricultures de qualité et respectueuses de l'environnement, comme en Italie. Cela permettrait, entre autres, de financer sur fonds européens la rémunération de reconnaissance pour l’agriculture biologique et ainsi rendre plus accessible à tous les consommateurs les produits bio.

- conditionnalité renforcée des ces aides qui doivent être favorables à la reconquête de la qualité des eaux brutes et au maintien des emplois. Concrètement, c’est aller vers une obligation de résultats en ce qui concerne la qualité de l’eau en Bretagne et plafonner les aides par actif agricole.

Ensuite participer à l’élaboration d’une nouvelle politique agricole européenne.

La réforme adoptée en 2003 doit courir jusqu’en 2013, mais il est prévu un bilan à mi parcours en 2008. Nous devons nous saisir de cette échéance pour engager l’agriculture européenne sur de nouvelles bases. Définir une politique agricole, c’est répondre aux questions suivantes : quelle alimentation voulons nous ? quelles campagnes ? quelle occupation du territoire ? quels échanges internationaux pour les produits alimentaires ? quelle sécurité alimentaire chez nous et ailleurs ? ll est clair que ces questions nous concernent tous, et pas seulement les agriculteurs. Par conséquent, cette politique doit faire l’objet d’un débat large, sortir des marchandages entre lobbies de l’agroalimentaire, de la chimie, ou autres.

Nous affirmons d’abord que le métier de « paysan » n’est pas seulement d’être un producteur agricole. Il a aussi en charge le façonnement des paysages, la préservation des ressources naturelles, de la biodiversité. Nous voulons aussi une occupation du territoire pour avoir des campagnes accueillantes. Pour que toutes ces fonctions soient remplies, et bien remplies,il faut qu’elles soient rémunérées. C’est précisément ce que permet le budget actuel de la politique agricole européenne, les 44 milliards d’euros versés chaque années aux agriculteurs européens. Mais il faut changer les critères d’attribution et le mode de répartition. En finir avec des références historiques qui datent d’une époque où seul comptait l’encouragement aux volumes produits. Redonner une légitimité économique, sociale et environnementale à ces paiements directs, c’est le seul moyen de les justifier aux yeux de nos concitoyens, et ainsi d’assurer aux agriculteurs une pérennité des aides.

Les propositions de COHERENCE.

Nous voulons d’abord une juste rémunération du travail paysan qui prenne en compte le coût des produits et les services rendus à la collectivité. De fait le revenu paysan doit être le résultat de l’addition de toutes ses activités :

- le prix de vente de ses produits sur le marché, ou de services marchands comme le tourisme rural, les chambres d’hôtes, … Une organisation des marchés reste nécessaire pour prévenir les crises, stabiliser les prix, pérenniser les outils de production.

- la rémunération par des paiements publics des services non marchands mais bien réels : en Bretagne, par exemple, en priorité la préservation qualitative de la ressource en eau. Cela veut dire que les paiements sont conditionnés à l’application d’un cahier des charges de nature à reconquérir la qualité des eaux brutes. Les paiements actuels seraient donc répartis sur tous les ha (fin des références historiques) et ne seraient versés qu’aux agriculteurs ayant souscrit et respectant un cahier de charges, défini régionalement avec toutes les parties concernées.

- des paiements complémentaires seraient possibles pour des services qui vont au-delà du cahier des charges de base : par exemple pour l’agriculture biologique, pour la préservation et l’entretien de haies, sentiers de randonnées, niches écologiques, …

Le total des paiements publics doit être plafonné par exploitation en tenant compte du nombre d’actifs.

Pour terminer, n’oublions pas les conséquences au-delà de nos frontières. Pour assurer sa sécurité alimentaire, l’Europe a protégé son agriculture, d’abord par des prix garantis élevés, puis par des primes compensatrices. Reconnaissons aux autres pays le même droit de protéger leur agriculture, d’appliquer la politique agricole et alimentaire de leur choix. C’est le respect de leur souveraineté alimentaire. Et comme les pays pauvres n’ont pas les moyens de soutenir leurs agriculteurs, nous devons nous interdire de leur faire une concurrence déloyale en exportant à bas prix, grâce aux aides publiques européennes.

Contacts : www.reseau-coherence.org, 6, rue de Rochambeau 56100 Lorient, tél. 02 97 84 98 18

lundi 7 mai 2007

Election de Nicolas Sarkozy : un grand bond en arrière

Déclaration de Dominique Voynet

Les électeurs ont fait leur choix ; je le respecte.
L'élection de Nicolas Sarkozy n'est pourtant pas une bonne nouvelle, pour les jeunes des banlieues, assignés à résidence dans leurs quartiers, pour les précaires, sommés de «travailler plus » et de façon générale pour les plus modestes, pointés comme les "maillons faibles"d'une compétition sans merci.
Ce n'est pas non plus une bonne nouvelle pour la planète.
Le programme de Nicolas Sarkozy, inspiré de la révolution néo-conservatrice à l’américaine, ne se contente pas de faire l’impasse sur le défi écologique.
Il nous fait courir le risque de nouveaux retards, de nouveaux dégâts.
Pétroliers et marchands d'armes, firmes semencières et majors de l'eau, industries pharmaceutiques et bétonneurs…Tous ont soutenu Nicolas Sarkozy ; tous exigeront les dividendes de leur mise, le droit de déréguler, précariser et polluer, sans entraves !
Nos enfants vivront au milieu du siècle les effets concrets de la crise écologique : le changement climatique, l’épuisement des ressources, l’extinction de bien des espèces vivantes, la fracture nord-sud…
Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre cinq années, pour imaginer ce que seront nos vies demain, pour inventer les solutions qui nous permettront de construire une société plus fraternelle et plus responsable, pour sortir de la société de tous les gaspillages. Et ce n'est pas en revenant à la France d'avant 68 que l'on pourra préparer l'avenir.

J'invite les écologistes à ne pas baisser les bras, à l'image des élus Verts, qui se battent dans les villes et les régions, pour des choix qui préparent l’avenir des générations futures.
Les 10 et 17 juin, j’appelle les citoyens à élire les députés Verts sans lesquels l’Assemblée nationale continuera à faire les lois comme si demain devait ressembler à hier.
Le temps viendra vite, où il appartiendra aux Verts comme à tous les démocrates qui refusent la main-mise d'un seul parti sur la vie politique en France, de tirer les conséquences de l’échec d’aujourd’hui, en termes d'organisation comme en terme de projet.
Loin des clivages artificiels entre une gauche de gouvernement, prompte à se renier quand elle accède au pouvoir, et une gauche radicale, qui refuse soigneusement de se mettre en situation de l'exercer, il nous faudra résister,avec le souci de protéger les plus modestes, qui seront les premières victimes des mesures prises par le nouveau gouvernement ; il nous faudra restaurer les fils du dialogue avec les citoyens, rompus de longue date et jamais véritablement renoués; il nous faudra renouveler notre réflexion en profondeur.

samedi 5 mai 2007

La revanche des petits paysans traditionnels face aux gros agriculteurs industriels

La revanche des petits paysans traditionnels face aux gros agriculteurs industriels
Abondance et joie sont possibles sans agriculture industrielle

Les petits paysans traditionnels font beaucoup mieux que l’agriculture industrielle pour nourrir le monde. Voyons comment nous pouvons nous inspirer de leur génie et de leur sagesse :

Nos amis Malgaches de Fianaraotsoa, communauté rurale guidée par des Jésuites agronomes développent depuis 40 ans une méthode de production de riz qui ne doit rien à la pétro-chimie, rien à l’industrie lourde, rien aux semences modernes, rien aux O.G.M. et pourtant ils battent tous les records mondiaux de rendements : jusqu’à 10 fois plus que les productions classiques, soit 240 qux/ha par an en une seule récolte… avec leurs petites mains, sans même un motoculteur…

Leurs performances reposent sur les défis que les hommes de tout temps, écologistes avant l’heure, ont été obligés d’affronter pour s’adapter à leur environnement avec souvent des découvertes empiriques et géniales comme celles que je vais vous conter :

Le système de riziculture de l’association Tefy Saina repose sur des principes vieux comme le monde.

1°) Assolements et rotation des parcelles, jamais deux années de suite la même culture au même endroit. Cette pratique que connaissent tous les paysans traditionnels du monde, mais néanmoins intelligents, permet de résoudre naturellement, 80% des problèmes de maladies, de parasitismes et de mauvaises herbes…

2°) Le choix de variétés « rustiques » c’est-à-dire des plantes que les paysans eux-mêmes pendant des années on sélectionné et adapté à leur situation : terroir, de climat, d’altitude…pour les rendre compatibles et productives de façon optimum.

3°) Une fertilisation organique, à base de compost, la vraie nourriture de la terre, qui renoue ainsi avec la vocation ancestrale de l’agriculture : le recyclage les déchets végétaux, animaux et humains.

4°) La découverte ou plutôt le génie de l’empirisme : on constate après 3.000 ans que le riz n’est pas une plante aquatique. En effet si on assèche la rizière au stade du « tallage », c’est-à-dire après quelques semaines de végétation, un grain fait alors 100 épis et même 200 épis…

5°) Autre astuce, découverte par hasard, le choix du repiquage : il faut que la plantule n’ait qu’une feuille, surtout pas deux ni trois, car à ce stade de développement on perd la moitié de la récolte.

La morale de cette histoire, c’est qu’il faut être paysan, en symbiose avec sa terre, et avec la nature, pour comprendre cette intelligence immanente qui nous entoure. Ce n’est pas dans des théories abstraites ou dans des laboratoires d’analyses que l’on peut spontanément découvrir de telles opportunités…

vendredi 4 mai 2007

L'Europe veut favoriser l'innovation propre et écologique

La Commission européenne a publié hier un rapport sur les tendances et les évolutions de l'éco-innovation en Europe. Tout en confirmant la forte croissance enregistrée par les éco-industries, le rapport insiste sur la nécessité d'un recours massif à l'innovation propre et écologique.

La Commission annonce que les entreprises européennes occupent la 1ère place mondiale sur plusieurs marchés environnementaux. Selon les autorités européennes, la législation actuelle en la matière est un moteur de promotion de l'innovation sur ces marchés. Sur la base du plan d'action en faveur des écotechnologies (PAET) de l'UE, le rapport propose de concentrer les mesures sur un certain nombre de priorités et d'actions, qui auront pour effet d'augmenter la demande en matière de technologies environnementales et d'éco-innovation.

Membre de la Commission chargé de l'environnement, Stavros Dimas affirme que "L'éco-innovation est un élément central dans la lutte contre le changement climatique. Elle nous permettra de progresser de façon significative vers la réalisation de nos objectifs visant à réduire la consommation d'énergie de 20 % et à accroître l'utilisation des énergies renouvelables de 20 % d'ici 2020. Il nous reste moins de 13 ans pour y parvenir. Il est donc essentiel que l'éco-innovation soit pleinement exploitée sans plus tarder, car il ne nous sera possible de modifier fondamentalement nos modes de production et de consommation que par son intermédiaire".

Janez Potočnik, membre de la Commission chargé de la science et de la recherche, ajoute que "C'est principalement grâce à la technologie que nous pourrons relever les défis environnementaux et énergétiques qui se présentent à nous. La technologie joue en effet un rôle crucial dans l'amélioration de notre efficacité énergétique, un domaine dans lequel nous pouvons et devons agir dès à présent".

L'éco-innovation, partie intégrante de la solution

Les éco-industries de l'Union européenne ont connu, au cours des dernières années, une progression qui leur a permis de devenir une composante à la fois solide et importante de l'économie européenne. Elles représentent aujourd'hui 2,1 % du produit intérieur brut de l'UE et emploient quelque 3,5 millions de personnes. Près des trois quarts de ces emplois sont concentrés dans les secteurs de la gestion des eaux et des déchets et le quart restant dans divers domaines tels que le contrôle de la pollution de l'air, la décontamination des sols, les énergies renouvelables et le recyclage. Sur le plan international, le secteur européen se porte bien et compte pour environ un tiers du marché mondial des éco-industries.

L'Union européenne, du fait de sa position privilégiée, doit montrer la voie et utiliser les capacités d'innovation aux fins de la résolution des questions environnementales actuelles. Les entreprises européennes sont en effet considérées comme présentant les meilleurs critères de durabilité dans 13 des 18 secteurs économiques principaux. Cela reste cependant insuffisant. L'éco-innovation doit pénétrer tous les secteurs pour nous permettre de surmonter les défis qui se présentent.

Vers un avenir durable

Afin d'orienter le secteur industriel vers un avenir durable, il sera nécessaire de faire appel à des forces motrices particulièrement puissantes. Les efforts individuels des entreprises ne suffiront pas et il est indispensable que l'Union européenne et ses États membres s'engagent dans une action commune.

Lancé par la Commission en 2004, le plan d'action en faveur des écotechnologies (PAET) de l'Union européenne doit permettre de canaliser les efforts de l'UE et des États membres vers des buts communs et agir comme catalyseur du changement. Le PAET a pour finalité d'encourager l'éco-innovation et l'adoption à grande échelle de technologies respectueuses de l'environnement. Le plan vise essentiellement à accroître la demande en matière de technologies environnementales et à créer un terrain fertile pour l'éco-innovation.

D'ici 2013, le PAET aura permis de consacrer plus de 12 milliards d'euros à des projets liés à l'éco-innovation. Ces projets portent principalement sur le développement de processus industriels et de pratiques commerciales sur la base d'une approche centrée sur le cycle de vie. Ils s'intéressent également à l'élaboration de produits plus respectueux de l'environnement. À titre d'exemple, on citera le secteur de l'énergie éolienne, dont la réussite est en grande partie due aux projets de recherche et de développement financés par l'Union européenne.

La stratégie du rendement immédiat

Le succès de l'énergie éolienne doit être reproduit dans d'autres secteurs. Il arrive encore trop souvent que des technologies environnementales restent confinées dans certains segments de marché. En raison des avantages conséquents pour l'environnement que peut représenter l'utilisation accrue des écotechnologies déjà existantes ou tout juste apparues sur le marché, il convient de favoriser leur acceptation.

Des mesures telles que celles relatives aux marchés publics écologiques et à la normalisation peuvent stimuler la demande de technologies environnementales. À court terme, ces politiques devront se concentrer sur les secteurs ayant des incidences importantes sur l'environnement et pouvant procurer rapidement et facilement des avantages environnementaux substantiels. Ces secteurs comprennent la construction, les produits alimentaires et les boissons, les transports privés et le recyclage.

Les feuilles de route

Les feuilles de route en matière d'éco-innovation établies par les États membres indiquent les actions adoptées par chacun des pays. Elles constituent des outils particulièrement utiles, car, une fois compilées, elles donnent une vue d'ensemble de l'évolution, de la promotion et de l'acceptation des technologies environnementales dans l'Union européenne. Elles servent également de base aux fins du partage et du classement des pratiques prometteuses, susceptibles d'avoir un effet multiplicateur substantiel dans l'ensemble de l'UE.

Le rapport sur le PAET indique en conclusion un certain nombre d'actions prioritaires que devraient entreprendre l'Union européenne et les États membres, comme promouvoir les marchés publics écologiques, se concentrer sur les secteurs les plus rentables, fixer des objectifs de performance, et créer un réservoir de connaissances stratégiques dans le domaine de l'éco-innovation.

jeudi 3 mai 2007

Le nucléaire ne couvre que 17% de l'énergie consommée en France

Suite aux chiffres erronés annoncés lors de leur débat par M Sarkozy et Mme Royal, le Réseau "Sortir du nucléaire" tient à rappeler quelques données fondamentales :

Le nucléaire représente 78% de l'ELECTRICITE produite en France, mais il ne couvre finalement que 17% de l'ENERGIE consommée dans l'hexagone. Le nucléaire représente d'ailleurs à peine 2% de l'énergie consommée sur la planète, ce qui en fait une énergie marginale (bien que le risque nucléaire soit, lui, maximal).

Le chiffre de 50% avancé par M. Sarkozy ne correspond tout simplement à rien. Il s'est d'ailleurs aussi lourdement trompé en confondant les générations de réacteurs.(*)
Le chiffre de 17% avancé par Mme Royal correspond à la part du nucléaire dans l'énergie consommée en France et non dans la production d'électricité.

Le trio pétrole/gaz/charbon couvre environ de 70% de l'énergie consommée en France (pétrole 45%, gaz 21%, charbon 4%).

Contrairement à ce qui est souvent dit, le nucléaire ne représente finalement qu'une petite part de l'énergie consommée en France car il ne peut répondre qu'à des besoins précis et limités.

C'est pour cela que la facture énergétique française (sans même compter la facture nucléaire) a doublé en 3 ans : le nucléaire ne protège pas la France de l'envolée du prix de l'énergie... mais il fait par contre courir un véritable risque à l'ensemble du pays (en cas d'accident nucléaire)

De plus, la facture nucléaire s'annonce elle aussi très lourde (démantèlement des installations, gestion des déchets) : plusieurs centaines de milliards d'euros.

En résumé, le nucléaire est une énergie trop marginale pour pouvoir protéger la France de la montée du prix de l'énergie, et le nucléaire s'avère finalement une très mauvaise affaire financière pour la France.

(*) N. Sarkozy a également confondu la 3ème et la 4ème génération de réacteurs nucléaires.
Cette incompétence est d’autant plus surprenante que c'est M. Sarkozy, lorsqu'il était ministre de l'économie en 2005, qui a lancé le projet EPR, dit de 3ème génération, que M Sarkozy croit être de 4ème génération.

Les Français ne sont pas des paresseux !

Par Guillaume Duval , rédacteur en chef du mensuel Alternatives Economiques

Il faudrait, parait-il, « réhabiliter la valeur travail ». Nicolas Sarkozy en a fait le thème central de sa campagne. Il considère manifestement que la paresse actuelle des français est la cause principale des difficultés que rencontre le pays. Il s’agit là pourtant d’une contrevérité qui pourrait - devrait - lui coûter l’élection tant le propos est insultant à l’égard des 22,5 millions de salariés, qui travaillent dur chaque jour, et des 2 millions de chômeurs, qui aimeraient pouvoir en faire autant. Les résultats de l’économie française ne sont pas, c’est vrai, toujours à la hauteur, mais c’est plutôt du côté des élites économiques dirigeantes qu’il faut en chercher les causes. Et les remèdes.

Rien n’est plus faux en effet que ce préjugé tenace d’une France paresseuse : les salariés français figurent au contraire parmi les plus productifs au monde. Selon les chiffres du Bureau of Labor statistics, organisme officiel américain donc peu suspect de socialisme militant ou de francophilie excessive, un français qui occupe un emploi avait produit 71 900 dollars de richesses en moyenne au cours de l’année 2005. C’est certes moins que les 81 000 dollars produits par l’employé américain moyen mais significativement plus que les 64 100 dollars d’un anglais, les 59 100 des allemands ou encore les 56 300 dollars d’un japonais... Et même en matière de temps de travail, si Nicolas Sarkozy ne se contentait pas de répéter les poncifs que lui soufflent ses amis chefs d’entreprises, il saurait que les salariés français ne sont pas, et de très loin, ceux qui travaillent le moins en Europe. Selon Eurostat, l’organisme statistique officiel de l’Union, un salarié français travaillait en moyenne 36,4 heures par semaine au troisième trimestre 2006. Contre 36,1 dans l’ex Union à 15. Les français travaillent presqu’aussi longtemps que les anglais, 36,5 heures, et significativement plus que les danois, 34,6 heures, dont le modèle social est si envié, ou encore que les allemands, 34,5 heures, pourtant champions du monde de l’exportation. Sans parler des néerlandais qui ne restent en moyenne que 29,8 heures au travail chaque semaine. Dans l’ex Europe à 15, c’est en Grèce, 39,9 Heures, et au Portugal, 39,2 Heures, qu’on travaille le plus longtemps. Rattraper la Grèce et le Portugal, est-ce cela l’ambition de Nicolas Sarkozy pour l’économie française ?

Si, à niveau de richesses comparable, le chômage est plus important chez nous que chez nos voisins, c’est justement parce que ceux qui ont déjà un emploi sont particulièrement productifs. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs la démarche des 35 heures était parfaitement censée. Et c’est pour la même raison, qu’en cherchant à allonger le temps de travail de ceux qui ont déjà un emploi, Nicolas Sarkozy ne ferait qu’aggraver le chômage. Quant aux chômeurs, soupçonnés de se complaire dans leur situation, il serait pourtant difficile de les pénaliser davantage qu’aujourd’hui afin de les obliger à trouver un emploi : les chômeurs français figurent déjà parmi les plus mal traités. En 2003, 10 des pays de l’ex Union à 15 dépensaient, en effet, davantage que la France pour indemniser leurs chômeurs, rapporté à leur PIB. Jusqu’à 2,7 fois plus par chômeur pour le Danemark ou les Pays Bas, mais aussi un peu plus pour le Portugal...

Contrairement à ce que sous entend le candidat de l’UMP, les salariés français ne sont donc pas des paresseux ni les chômeurs de l’Hexagone des profiteurs. Pour autant, il ne fait guère de doutes que les entreprises françaises rencontrent des difficultés importantes. Elles sont souvent à la peine sur les créneaux High tech en expansion et s’en sortent, en particulier, nettement moins bien sur le marché mondial que les entreprises allemandes. Et cela bien que le travail soit sensiblement plus cher Outre Rhin : 33 dollars de l’heure en 2005 pour un ouvrier de l’industrie contre 24,6 en France selon les chiffres du BLS. Si la paresse des salariés n’est pas en cause, ni le coût de leur travail, est-ce que les raisons de ces difficultés ne seraient pas à chercher plutôt en priorité du côté de la tête des entreprises ? Du côté de la faible qualité de leurs dirigeants et de l’inefficacité de leurs modes de gestion ? Quand on observe, par exemple, le gigantesque gâchis que l’incurie d’un Arnaud Lagardère, actionnaire de référence, combinée à la soif de pouvoir d’un Noel Forgeard a provoqué au sein d’Airbus, on se dit en effet que c’est surtout au niveau de ses élites économiques, de leur recrutement et de leurs habitudes de fonctionnement, que l’économie française aurait besoin d’une « rupture ». Mais évidemment il est plus naturel pour l’ancien maire de Neuilly, qui a recueilli un pourcentage record de 73 % des voix dans sa commune, de chercher à culpabiliser salariés et chômeurs plutôt que de bousculer ses amis patrons...

mercredi 2 mai 2007

"We feed the World", le marché de la faim

wefeedtheworld.JPGDepuis hier sur les écrans français, est sorti le documentaire autrichien d' Erwin Wagenhofer, "We Feed the World", traitant du business de l 'agriculture transformée en véritable industrie.

Des décharges de Vienne où l'on jette chaque jour assez de pain pour nourrir la deuxième ville du pays, aux vastes étendues du Mato Grosso où les paysans meurent de faim à côté des champs de soja destinés aux cheptels européens. De la plaine d'Alméria où les tomates poussent dans de la laine de verre, irriguées au goutte à goutte et dopées aux nutriments, aux campagnes roumaines où le gouvernement subventionne les semences transgénique…mais la première année seulement, le réalisateur Erwin Wagenhofer nous confronte aux conséquences économiques, sociales et environnementales de nos modes de consommation.

"We Feed the World" est un film sur la pauvreté au cœur de la richesse, qui éclaire la manière dont notre nourriture est produite et répond aux questions que le problème de la faim dans le monde nous pose. Ce ne sont pas seulement des pêcheurs, des fermiers, des agronomes, des biologistes et Jean Ziegler, fonctionnaire aux Nations Unies qui sont interrogés, mais aussi un des responsables de Pioneer, le leader mondial des ventes de semences, ainsi que Peter Brabeck, le P.D.G. de Nestlé, la plus importante multinationale agro-alimentaire mondiale.

A quoi ça sert un député ?

Selon l'article 3 de la Constitution, "La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum (...)".

Le mot "député" vient du verbe latin deputare qui signifie "élaguer un arbre". Le sens a évolué vers "évaluer, estimer" avant de devenir en ancien français deputer, qui signifie alors "déléguer" puis "élire". D'ailleurs dans le dictionnaire de l'Académie française publié en 1694, le verbe "députer" existe pour désigner l'envoi avec commission par un "corps ou une personne en autorité". Ainsi on disait à l'époque : "la province députe monsieur untel pour la représenter". Un député est donc un représentant mais qui, bien qu'élu dans une circonscription précise, agit et parle au nom de l'intérêt général.

La République, en instaurant un système démocratique dans lequel le peuple souverain désigne ses représentants pour gouverner en son nom, s'appuie donc fortement sur le député qui est celui qui fait les lois et contrôle leur application.

Les 577 députés sont élus, au suffrage universel direct, dans des circonscriptions électorales pour une durée de 5 ans, sauf dissolution de l'Assemblée Nationale décidée par le Président de la République (art. 12 de la Constitution) ce qui fut le cas en 1997.

L'article 24 de la Constitution de 1958 qui régit la Vè République, dispose que le Parlement comprend l'Assemblée Nationale et le Sénat et l'article 34 définit avec précision le rôle du Parlement :

"La loi est votée par le Parlement.

La loi fixe les règles concernant :

les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques ; les sujétions imposées par la Défense Nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens ;

la nationalité, l'état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et libéralités ;

la détermination des crimes et délits ainsi que les peines qui leur sont applicables ; la procédure pénale ; l'amnistie ; la création de nouveaux ordres de juridiction et le statut des magistrats ;

l'assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toutes natures ; le régime d'émission de la monnaie.

La loi fixe également les règles concernant :

le régime électoral des assemblées parlementaires et des assemblées locales ;

la création de catégories d'établissements publics ;

les garanties fondamentales accordées aux fonctionnaires civils et militaires de l'Etat ;

les nationalisations d'entreprises et les transferts de propriété d'entreprises du secteur public au secteur privé.

La loi détermine les principes fondamentaux :

de l'organisation générale de la Défense Nationale ;

de la libre administration des collectivités territoriales, de leurs compétences et de leurs ressources ;

de l'enseignement ;

de la préservation de l'environnement ;

du régime de la propriété, des droits réels et des obligations civiles et commerciales ;

du droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale.

Les lois de finances déterminent les ressources et les charges de l'Etat dans les conditions et sous les réserves prévues par une loi organique.

Les lois de financement de la sécurité sociale déterminent les conditions générales de son équilibre financier et, compte tenu de leurs prévisions de recettes, fixent ses objectifs de dépenses, dans les conditions et sous les réserves prévues par une loi organique.

Des lois de programme déterminent les objectifs de l'action économique et sociale de l'Etat.

Les dispositions du présent article pourront être précisées et complétées par une loi organique."


En France, il y a actuellement environ 520 000 textes en vigueur :

- 8 520 lois

- 125 000 décrets

- 380 000 règlements

- 20 450 textes de réglementation européenne.

Pendant la durée de la session parlementaire, qui court du premier jour ouvrable d'Octobre au dernier jour ouvrable de Juin, l'activité du député se partage entre les séances publiques, le travail au sein des commissions, des offices, délégations et des groupes politiques. Les députés se rassemblent par affinités politiques pour former des groupes d'au moins 20 membres.

Chaque député est membre d'une des 6 commission permanentes (affaires étrangères, défense nationale et forces armées, production et échanges, finances, affaires culturelles familiales et sociales, lois).

Le député peut prendre l'initiative de la loi en déposant des propositions de loi ou des amendements aux projets du Gouvernement. Cette initiative est strictement encadrée par l'article 40 de la Constitution qui dispose que :

"Les propositions et amendements formulés par les membres du Parlement ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l'aggravation d'une charge publique."

Des information complètes sur l'ensemble des textes régissant notre droit sont disponibles sur le site Légifrance (www.legifrance.gouv.fr). De même le site des Journaux Officiels (www.journal-officiel.gouv.fr) permet à chacun de consulter les lois et décrets dès leur publication.

mardi 1 mai 2007

Tchernobyl - Il y a 21 ans, Sarkozy sévissait déjà !

Il y a 21 ans de cela, l'accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl répendait sur toute l'Europe la réalité d'une énergie dont les risques continuent aujourd'hui encore de produire leurs effets sur la santé de millions de personnes et sur l'environnement.

21 ans plus tard, au pays où le nuage s'arrêta à nos frontières par le simple bon vouloir de déclarations des pouvoirs politiques d'alors, se présente à l'élection présidentielle celui qui fut, au moment de cette catastrophe, responsable au Ministère de l'Intérieur, de la lutte contre les risques chimiques et radiologiques : Nicolas Sarkozy lui-même.

Il a participé alors de l'opacité et du mensonge qui ont mis en danger les populations. Déjà à l'époque, le candidat Sarkozy sévissait pour des intérêts puissants et non dans l'intérêt général.

Encore une raison de faire tout pour qu'il ne devienne pas le prochain Président de la République.

Yann Wehrling, Porte parole

vendredi 27 avril 2007

Objectif : "énergie zéro"

Inspiré des labels allemand PassivHaus et suisse Minergie, le nouveau label Effinergie devrait encourager la construction et la rénovation de bâtiments très performants sur le plan énergétique.

Un label français vient d'être lancé par l'association Effinergie pour promouvoir les constructions et les réhabilitations à basse énergie. Même si le cadre réglementaire se renforce peu à peu pour imposer des seuils de performances énergétiques de plus en plus exigeants dans les bâtiments neufs et réhabilités, ces mesures ne suffiront pas pour atteindre l'objectif de facteur 4, c'est-à-dire la division par 4 des émissions de CO2 à l'horizon 2050. La consommation d'énergie primaire pour les besoins de chauffage, climatisation, ventilation et production d'eau chaude sanitaire (ECS) d'un bâtiment respectant la RT 2005 est de 130 kWh/m2.an (250 kWh/m2.an en cas de chauffage électrique) tandis que le parc existant se situe à 400 kWh/m2.an en moyenne.

Pour compenser le retard des bâtiments anciens, il faut encourager les initiatives ambitieuses de constructions "basse énergie". C'est cet objectif que s'est fixé l'association Effinergie. L'obtention du label Effinergie apportera des avantages tels que la réduction de taxes foncières, l'extension de coefficient d'occupation des sols...
La condition pour obtenir le label : en logement neuf, consommer au maximum 50 kWh/m2.an (à moduler selon les zones climatiques d'un facteur 0,9 à 1,3) ; en tertiaire neuf, consommer moins de 50 % de la consommation RT 2005. Le label pour l'existant prévoit en résidentiel une consommation maximale de 80 kWh/m2.an modulable selon les régions. La barre n'est pas encore fixée pour le tertiaire existant.
L'association Effinergie veut prouver que la "basse énergie" ne nécessite pas des équipements exceptionnels et coûteux mais peut être obtenue par "l'addition harmonieuse et intelligente d'une bonne conception et d'équipements largement diffusés sur le marché" : conception bioclimatique du bâtiment, isolation très performante, réduction des ponts thermiques, ventilation mécanique et équipements de chauffage et de régulation performants, énergies renouvelables.
Le label Effinergie est inspiré de labels européens, notamment le suisse Minergie et l'allemand Passivhaus qui ont une expérience d'une dizaine d'années. Pour rester cohérent avec la RT 2005, le label français ne reprend pas les mêmes méthodes de calcul, les mêmes surfaces de référence ni les mêmes périmètres d'usages de l'énergie que les deux autres. Et les règles de conversion énergie primaire/énergie finale pour l'électricité ne sont pas les mêmes dans les trois systèmes. Malgré ces différences, on peut situer le niveau d'exigence d'Effinergie légèrement au-dessus de Minergie et en dessous de Passivhaus.

Une "maison passive" allemande a un besoin d'énergie pour le chauffage inférieur à 15 kWh/m2.an, avec une puissance de pointe pour le chauffage de 10 W/m2, une perméabilité à l'air maîtrisée et une consommation totale en énergie primaire (chauffage, ECS, ventilation et électricité domestique) inférieure à 120 kWh/m2.an. Si l'on ajoute aux 15 kWh/m2.an de chauffage la consommation d'eau chaude sanitaire on arrive à environ 40 kWh/m2.an. Le surcoût de construction d'un tel bâtiment est estimé à 150 à 250 euros/m2. Le label allemand a déjà été délivré à 5000 bâtiments et les prévisionnistes considèrent que, d'ici à 2010, 20 % des constructions neuves allemandes seront des "maisons passives". D'autres programmes sont également menés en Allemagne, correspondant à différents niveaux de performance. Ainsi la "maison 3 litres" (3 l de fioul/m2.an pour le chauffage) consommant 60 kWh/m2.an, concerne 12000 constructions neuves et 5000 bâtiments rénovés, essentiellement dans le résidentiel.

En Suisse, le label Minergie porte sur près de 7000 bâtiments neufs ou rénovés. Outre une consommation de chauffage, ECS, ventilation, rafraîchissement inférieure à 42 kWh/m2.an d'énergie primaire, l'une des conditions d'obtention du label est de limiter à 10 % le surcoût de construction par rapport à un bâtiment standard. Un label Minergie-P a été créé pour les bâtiments "très basse énergie", qui se rapproche du label allemand Passivhaus : puissance de chauffage maximale de 10 W/m2, étanchéité à l'air de 0,6 vol/h pour une différence de pression de 50 Pa entre intérieur et extérieur, avec un surcoût par rapport à un bâtiment standard inférieur à 15 %.

Isabelle Duffaure-Gallais
Ecrivez-nous : votre réaction sera peut être reprise dans la rubrique "courriel des lecteurs" du Moniteur !

Retrouvez un dossier complet sur ce sujet dans "Le Moniteur" du 20 avril.
Voir aussi la comparaison internationale "bâtiment et énergie" (rapport d'études du Prébat)

La France pourrait abandonner le nucléaire en 40 ans

Que se passerait-il si la France abandonnait le nucléaire civil, qui représente aujourd'hui près de 80% de sa production électrique, au profit d'énergies plus propres ?
Le cas a été étudié par l'institut de recherche américain Institute for Energy and Environmental Research, qui joue un rôle de consultant sur les énergies alternatives auprès du conseil des gouverneurs des Etats américains.


Partant du constat que, malgré son option majoritairement nucléaire, énergie dite propre, la France voit ses émissions de gaz à effet de serre augmenter à cause des transports polluants, l'étude démontre qu'avec des technologies déjà existantes et une nouvelle politique énergétique, le pays pourrait se passer du nucléaire d'ici trois ou quatre décennies et en même temps réduire ses émissions de Co2 de 40%.


L'étude se base sur une sortie progressive du nucléaire d'ici 2040 passant par la fermeture des centrales lorsqu'elles sont arrivées en fin de vie (en moyenne après 40 ans d'existence) pour éviter de gaspiller les investissements massifs qu'elles ont engloutis et assurer une transition vers le non-nucléaire. Les économies réalisées serviraient à développer les sources alternatives d'énergie, solaire, éolienne, hydroélectrique.


La principale source pour la production d'électricité serait le gaz naturel (46% en 2040) car les réserves sont larges et géographiquement très étendues sur la planète. L'éolien , pas encore assez développé notamment en mer le long des côtes, devrait permettre de fournir 30% de l'électricité en France en 2040 à des prix comparable à ceux de l'énergie nucléaire actuellement.


Par le biais de normes sévères, l'étude propose de réduire considérablement la consommation d'électricité et d'énergie - passer à une consommation d'essence de 2,4L/100 km pour les véhicules particuliers d'ici 2030 contre 6,5L/100 actuellement, par exemple - et couper ainsi sérieusement dans les émissions de CO2.
Il faudrait aussi opter davantage pour le ferroutage au niveau européen pour le fret, selon les auteurs du rapport. Dans les habitations, immeubles commerciaux et industriels, l'utilisation de technologies de pointe pour le chauffage, l'eau chaude et l'éclairage notamment permettront aussi de réduire fortement la consommation d'énergie et par conséquent les émissions de CO2.

-------------------------------------------------------


Takoma Park, Maryland, USA : Un nouveau rapport, Low-Carbon Diet without Nukes in France (Faibles émissions de dioxyde de carbone sans nucléaire), montre que dans les prochaines décennies, il est possible, pour la France, de sortir du nucléaire tout en diminuant les émissions de dioxyde de carbone de 40 pour cent. Pour les partisans du nucléaire, la France est souvent présentée comme l'exemple à suivre puisqu'elle produit presque 80 pour cent de son électricité à partir du nucléaire, lequel produit une quantité négligeable de gaz à effet de serre. Le rapport de l'Institute for Energy and Environmental Research (IEER) est le premier à présenter les technologies et la politique énergétique qui permettent de respecter les mêmes choix de mode de vie et les mêmes options économiques qu'une politique énergétique basée sur la poursuite d'une forte production nucléaire et de fortes émissions de carbone, mais sans énergie nucléaire et avec une réduction substantielle des émissions de dioxyde de carbone.
[...]
Le rapport note qu'un avenir sans émissions de carbone et sans énergie nucléaire pour la France, pour le milieu du 21ème siècle, fera appel à d'importants changements technologiques et de politique énergétique, notamment :
* des réglementations imposant une consommation d'essence de 2,4 litres/100 kilomètres aux voitures neuves dès 2020 et des améliorations de la consommation d'essence des voitures de livraisons et des camions.
* des améliorations des systèmes de chaleur et de refroidissement dans les secteurs résidentiel et commercial qui utilisent des technologies existantes comme la cogénération et les pompes à chaleur géothermiques.
* des achats de la part du gouvernement de technologies de pointe en vue de stimuler l'innovation au lieu de crédits d'impôts pour les technologies existantes.
* l'abandon du retraitement et l'arrêt des centrales nucléaires au fur et à mesure qu'elles atteignent la fin de leur durée de vie (40-45 ans après leur mise en service).
* une politique nationale pour mettre l'éolien le gaz naturel et le pompage hydroélectrique et, dans le scénario faisant appel à des technologies très avancées, des cellules photovoltaïques solaires, au centre du secteur électrique.

Le rapport intégral est sur le site web de l'IEER : http://www.ieer.org/reports/energy/france/


Le 6 mai votons Ségolène Royal

Deuxième tour de l'élection présidentielle le 6 mai 2007.

Nous ne voulons du candidat d'une droite libérale compatible avec l'extrême droite : candidat contre la planète, contre la sécurité au travail, contre les libertés publiques.

Une autre France est possible et nécessaire : le 6 mai votons Ségolène Royal. La révolution écologique appelera d'autre étapes. Ne ratons pas celle du 6 mai.

Voir le tract de Dominique Voynet et des Verts

jeudi 26 avril 2007

Alternatives aux Pesticides : samedi 28 avril à CONQUEREUIL

MATIN : Désherbage, Expos, … de 9h30 à 12h00
Accueil à 9h30
Information sur la réglementation
Expositions diverses sur l’EAU
Désherbage manuel dans le bourg de Conquereuil :
Venez avec vos outils : binette, huile de coude, désherbeur thermique…

MIDI : Apéritif à la mairie de Conquereuil
Pique-Nique sur les bords du Don

APRES-MIDI : Conférence à 16 h 00 : (participation libre)

François Veillerette,

président du MDRGF

(Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures),

animera une

conférence sur les Pesticides,

suite à la sortie de son livre

« Pesticides, un scandale français »

organisé par NATURE AVENIR avec le soutien du Conseil Général de Loire-Atlantique dans le cadre de l’opération « Moi aussi, j’agis » et la commune de Conquereuil.

Contact : NATURE AVENIR - B.P. 6 - 44290 GUEMENE-PENFAO

02 40 51 12 17

nature-avenir@wanadoo.fr

mercredi 25 avril 2007

Présidentielle et Environnement : Agir avant d'élire

Deux cent cinquante huit heures, soit moins d’une douzaine de jours… ! C’est à peine le temps nous restant pour obtenir des engagements fermes de la part des deux derniers candidats en lice au deuxième tour de l’élection présidentielle.

L’environnement, quel que soit l’intérêt qu’y portent les candidats, sera au cœur de la gestion de la cité dans les années à venir. Dérèglement climatique, perte de diversité biologique, contaminations génétiques, chimiques, radioactives, électromagnétiques, épuisement des ressources naturelles… les propos et formules de campagne ne pourront à eux seuls résoudre les crises à venir. Le déterminisme environnemental s’absout des lois humaines et seules des mesures préventives seront efficaces.

La campagne « Environnement : Agir avant d’élire ! » initiée par Agir pour l’Environnement vous donne l’occasion de faire pression sur Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal afin d’obtenir de véritables engagements.

Cette campagne repose sur un sondage exclusif BVA commandé par l’association et qui fait apparaître qu’une majorité de Français-es approuvent les mesures fortes proposées depuis des lustres par les associations. A contrario, seuls 9% des Français se déclarent en faveur de l’incinération des déchets ménagers, à peine 25% refusent un moratoire sur les OGM et une minorité de 39% des Français seraient favorables à la construction d’une nouvelle centrale nucléaire. Enfin, pour lutter contre le dérèglement climatique, 68% des Français-es se déclarent prêts à réduire de 10 km/h sur autoroute leur vitesse permettant ainsi de diminuer les rejets de gaz à effet de serre de plus de 4 millions de tonnes par an !

Cette cyberpétition vous permet de vous exprimer pendant cet entre-deux tours
En quelques secondes, vous avez l’occasion de vous faire entendre. Profitez-en !

Pour participer à cette cyberpétition, cliquez sur ce lien et insérez le texte ci-dessous dans le courriel qui s'affiche en ajoutant votre nom et adresse en bas du message électronique

A l'attention des candidats au deuxième tour de l'élection présidentielle

Madame, Monsieur,

L'impératif écologique tarde à être sérieusement intégré aux programmes politiques. Agir pour l'Environnement a fait appel à l'institut de sondage BVA afin de connaître précisément l'état de l'opinion sur quelques sujets environnementaux. Par la présente et afin que je puisse me déterminer en toute connaissance de cause avant le vote, je vous demande de bien vouloir m'indiquer par retour votre position sur les sujets qui suivent :

OGM : Deux tiers des Français réclament une interdiction temporaire des OGM utilisés en agriculture. Cette demande doit se traduire immédiatement par l'adoption d'un moratoire sur la culture d'OGM en plein champ, d'une diminution de 50% de l'usage des pesticides en une décennie et du développement de l'agriculture biologique qui devra représenter au moins 25% des surfaces cultivées d'ici à 10 ans.

NUCLÉAIRE : Seuls 39% des Français indiquent être favorables à la construction de nouvelles centrales nucléaires en France. La construction de l'EPR doit donc être suspendue immédiatement. D'ici à 2020, la France, à l'instar des autres pays européens, doit se fixer un objectif de 20% au moins d'énergie renouvelable dans son mix énergétique.

CLIMAT : Soixante-huit pour cent des Français sont prêts à réduire de 10 km/h la vitesse autorisée sur autoroute, évitant le rejet de plus de 4 millions de tonnes de CO2 chaque année. Je vous demande de renoncer à construire les 2500 km d'autoroutes actuellement envisagés et de développer parallèlement le ferroutage.

DÉCHETS : Alors que 90% des Français réclament une gestion durable des déchets (45% étant favorables à une réduction à la source et 45% favorables au recyclage) contre seulement 8% en faveur de l'incinération, rien ne semble sérieusement prévu pour inverser la tendance. Je vous demande de prendre à bras le corps ce problème en adoptant un moratoire sur tous les projets de nouveaux incinérateurs et en faisant de la prévention des déchets un pilier du développement durable.

Dans l'attente d'une réponse de votre part, je vous prie de bien vouloir accepter mes plus sincères salutations,

Nom / Prénom :
Adresse :
Code postal et ville :

La cyberpétition « Environnement : Agir avant d’élire ! »
Le texte de l’Alerte électorale
Le détail du sondage exclusif « Les Français et l’environnement »

Election présidentielle 2007 : http://www.agirpourlenvironnement.org

lundi 23 avril 2007

Déclaration de Dominique Voynet

Je remercie les électrices et électeurs qui m’ont apporté leur soutien. Je les remercie d’avoir bravé le matraquage médiatique et de ne pas s’être laissé dicter leur vote par des sondages dont le commentaire a remplacé, jour après jour, le débat de fond pendant cette campagne de premier tour.
Une majorité d’électeurs écologistes a cependant préféré voter pour la candidate socialiste, voire pour le candidat de l’UDF, pour conjurer la crainte d’un nouveau 21 avril, ou la peur que leur inspire un candidat de droite défendant des positions de plus en plus extrêmes.
Je prends acte de ce choix.
La candidate socialiste ne devra pas cependant oublier au second tour la diversité des électeurs qui ont voté pour elle.
Je voterai le 6 mai pour Ségolène Royal.
Mon soutien est sans ambiguïté : mais les électeurs écologistes se mobiliseront d’autant plus dans un second tour qui s’annonce serré, qu’elle montrera qu’elle veut être désormais la candidate d’une dynamique d'union qui ne les exclut pas.
Je lui demande notamment de prendre en compte dans toutes les politiques publiques, les urgences liées au changement climatique, de s’engager vite contre un certain nombre de projets catastrophiques pour l’environnement en matière d’énergie, de transports, d’agriculture, de déchets et de santé publique.
Je lui demande de restaurer l'espoir des millions de personnes qui vivent dans la précarité ou la pauvreté.
Je lui demande d’aérer vraiment la vie démocratique de ce pays en engageant la transition vers une Sixième République qui redonne au Parlement et à nos concitoyens la capacité à intervenir dans les choix dont dépend leur avenir.
Je voudrais enfin remercier les militants verts pour le soutien qu’ils m'ont apporté.
Nous avons fait une campagne active, utile.
Mais nous devons entendre le message qui nous a été adressé aujourd’hui : la France a besoin d’un grand parti de l’écologie politique, populaire, uni, pour que les alertes que nous lançons inlassablement et le bon travail que nous faisons sur le terrain, débouchent enfin sur une capacité à peser sur les grands choix de notre pays, en Europe et dans le monde.
La démocratie est parfois un juge amer, mais notre combat est beau et juste, il se poursuivra sans relâche ni faiblesse. En commençant par les élections législatives, où nous savons pouvoir compter sur les électeurs verts, dont certains regrettent déjà de nous avoir fait défaut ce soir.

Dominique Voynet

Les Verts souhaitent une victoire de la gauche et des écologistes à la présidentielle

Au soir du premier tour de l’élection présidentielle, Les Verts remercient les électeurs et les électrices qui ont, par leur vote, appuyé le combat des écologistes. Ils n’oublient pas celles et ceux qui auraient souhaité voter pour notre candidate et en ont été empêchés par le souvenir du 21 avril et le chantage au vote utile. La forte participation ainsi que les scores des candidatEs arrivéEs en tête montrent que cet épisode est terminé.

Pour battre Nicolas Sarkozy et éviter le risque de l’élection d’un candidat qui a pour projet de dresser les Français les uns contre les autres, Les Verts invitent l’ensemble des électeurs et des électrices qui ont choisi Dominique Voynet, à voter le 6 mai pour Ségolène Royal.

Les Verts estiment cependant indispensable de créer, dès les jours qui viennent, une dynamique pour la victoire de la gauche et des écologistes. En effet, l’échéance du 6 mai ne suffira pas à construire dans la durée un projet qui répondra aux urgences écologiques, sociales et démocratiques.

Pendant cette campagne, les Verts ont porté un projet pour la planète et pour la société. Convaincus de l’urgence des politiques à mettre en place, ils sont prêts à porter un projet commun. Les Verts souhaitent ainsi, que des engagements soient pris dès l’entre-deux tours, notamment sur un plan ambitieux de lutte contre le réchauffement climatique, sur les questions énergétiques, la sortie du nucléaire, sur l’arrêt des projets autoroutiers, sur la réduction des inégalités sociales, sur les OGM, la réforme des institutions.

Déclaration du Collège Exécutif du 22 avril 2007

vendredi 20 avril 2007

Prenez 5 minutes, pour ne pas PERDRE 5 ans...


jeudi 19 avril 2007

Le Réseau Sortir du nucléaire appelle à ne pas voter pour cinq candidats favorables au réacteur nucléaire EPR

Pour dire NON à la construction prochaine du réacteur nucléaire EPR à Flamanville en Normandie et parce qu’ils refusent la relance du nucléaire en France :

- 600 000 personnes ont participé à la campagne nationale STOP EPR en envoyant une carte pétition “Soleil” aux candidats à la présidentielle,

- 62 000 personnes ont manifesté le 17 mars 2007 à Rennes, Lille, Strasbourg, Lyon et Toulouse. Il s'agit de la plus forte mobilisation de toute la campagne présidentielle.

A quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, le Réseau Sortir du nucléaire, Fédération de 772 associations :

1) appelle à ne pas voter pour les cinq candidats suivants qui se sont prononcés pour l’EPR ou ne remettent en cause - en aucune façon - le projet de construction de l’EPR :

- Marie-George Buffet (Parti Communiste)
- Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière).
- Frédéric Nihous (Chasse Pêche Nature et Tradition)
- Nicolas Sarkozy (UMP)
- Gérard Schivardi (Parti des Travailleurs)

2) appelle Ségolène Royal et François Bayrou à prendre l’engagement d’annuler le décret de création de l’EPR :
M. Bayrou et Mme Royal ont reconnu la nécessité d’organiser un véritable débat démocratique sur l'EPR. Mais, ils doivent s'engager – dès à présent - à abroger, s’ils sont élus, le décret de construction du réacteur nucléaire EPR, les arrêtés d'autorisation des travaux et le permis de construire grâce auxquels EDF a commencé les travaux préparatoires sur le site de Flamanville en Basse-Normandie. C’est une condition préalable indispensable qui permettra un véritable moratoire sur l’EPR avec l’arrêt des travaux pendant plusieurs années. F. Bayrou et de S. Royal doivent prendre - sans attendre - des engagements clairs et précis à ce sujet pour que les électeurs puissent juger en connaissance de cause. Ces abrogations devront intervenir avant les législatives et dès la nomination du Premier Ministre par le nouveau Président de la République.

3) précise que trois candidats se sont clairement engagés contre la construction du réacteur nucléaire EPR :

- Olivier Besancenot
- José Bové (attention :
il ne demande qu'un "moratoire"... Ce n'est pas la même chose que l'abandon de ce projet ruineux et dangereux, abandon exigé par Dominique Voynet et Olivier Besancenot !)
- Dominique Voynet.

4) Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers ne sont pas cités dans ce communiqué du fait de leurs positions idéologiques et des valeurs qu’ils véhiculent.

Le Réseau Sortir du nucléaire rappelle à tous les candidats que la très grande majorité des citoyens Français ne veut pas de nouveaux réacteurs nucléaires mais d’une politique ambitieuse de maîtrise de l’énergie et de développement des énergies renouvelables.
Des centaines de milliers d’électeurs ne manqueront pas de tenir compte des positions des candidats sur ces questions lors de leur passage dans l’isoloir.

Contacts presse :
Stéphane Lhomme 06 64 100 333 - Didier Anger 02 33 52 45 59

Annexe : extraits des déclarations des candidats sur l’EPR

Les candidats suivants se prononcent pour un nouveau débat sur l’EPR sans se prononcer clairement contre l’EPR :

François Bayrou (UDF) :“Nous ne pouvons nous priver du nucléaire. Nous devons poursuivre la réflexion sur l’EPR, pour être certains que la mise en place de ce nouveau réacteur est la bonne solution technologique.” “Les conditions du débat public sur l'EPR n'ont pas été satisfaisantes”, écrit-il.

Ségolène Royal (PS) : “La décision de lancer l’EPR a été prise par le gouvernement actuel, dans des conditions d’analyse et de débat contestables”. Elle s’est engagée par écrit à “refaire le débat sur la construction de l’EPR”. Notons que cette position est un recul par rapport à la position du Parti socialiste qui s’est exprimé clairement à plusieurs reprises au cours des dernières années contre la construction de l’EPR. Dans un communiqué en date du 14 avril 2006, le Parti socialiste écrivait par le biais de son porte parole Julien Dray : “Le Parti Socialiste tient a réaffirmer son opposition à ce projet inutile et dangereux. Il a fait valoir cette position en 2004 lors de son passage devant le Parlement. Il la réaffirme aujourd’hui, à l’heure de sa mise en œuvre effective.”
Ils se prononcent POUR l’EPR :

Marie-George Buffet (Parti Communiste) :Favorable à “un nucléaire propre, sécurisé, durable et surtout 100% public”. Dans ce cadre, je suis convaincue que l'EPR et les générateurs de la 4ème génération pour la fission, ITER pour la fusion, pourront y contribuer.” Elle promet d’organiser un “débat citoyen” sur le sujet “tranché par un référendum”.

Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière) : Elle a répondu qu’elle ne pouvait se prononcer de façon “aussi péremptoire et limitée sur le projet” même si on peut s’imaginer qu’elle soit favorable à l’EPR dans la mesure où elle est favorable au nucléaire...

Frédéric Nihous (Chasse Pêche Nature et Tradition) :Il est “pour le maintien de cette énergie propre qui nous garantit l'indépendance énergétique”. De même, il est favorable à la construction de l’EPR.

Nicolas Sarkozy (UMP) :“Le parc de production nucléaire français est à mi-vie : il serait irresponsable vis-à-vis des générations futures de ne pas préparer son remplacement par des centrales plus performantes”. Pour le candidat UMP, favorable à l’EPR, le nucléaire est clairement “l’énergie du futur”.

Gérard Schivardi (Parti des travailleurs) : Restant dans le flou, ce candidat ne s'est à aucun moment prononcé contre la construction de l'EPR.

Les candidats suivants se sont clairement prononcés CONTRE l’EPR :

Olivier Besancenot (LCR) :“Je souhaite engager l’arrêt immédiat du nucléaire militaire et la reconversion programmée du nucléaire civil”.

José Bové (Mouvement Altermondialiste) :“Il revient aux citoyens de décider des énergies de demain, pas à l’industrie nucléaire. Si l’EPR est construit, il condamnera toute politique ambitieuse de maîtrise de l’énergie et de développement des énergies renouvelables.” Opposé à l’EPR, il préconise un moratoire immédiat sur la construction de nouveaux réacteurs, suivi d’un “débat national sur la politique énergétique” tranché par un référendum.
Dominique Voynet (Les Verts) :
“Je propose une loi de sortie programmée du nucléaire et l’abandon des projets ruineux et sans avenir (EPR et ITER)”. D. Voynet fixe la fermeture de toutes les centrales nucléaires au plus tard en 2030.

Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers sont écartés d'office du fait de leurs positions idéologiques et des valeurs qu’ils véhiculent.

Voir les positions détaillées des candidats sur : http://www.stop-epr.org/spip.php?rubrique63
Réseau Sortir du nucléaire
Fédération de 772 associations
http://www.sortirdunucleaire.fr

mercredi 18 avril 2007



Réponses de Dominique Voynet, candidate engagée contre le projet d'aéroport à Notre-Dame des Landes

Madame, Monsieur,
Avant de répondre aux questions que vous posez à tou-te-s les candidat-e-s à l'élection présidentielle, je tiens à préciser que je me suis engagée à plusieurs reprises contre le projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes.
Je l'ai fait en lien avec Les Verts de Loire-Atlantique qui s'y opposent également que ce soit au sein de la coordination, en participant aux mobilisations citoyennes ou dans les assemblées locales où ils sont représentées. Je crois pouvoir dire que suis la seule candidate à avoir personnellement participé à ces mobilisations en venant à la fresque du 25 juin 2006.

Comme d'autres candidat-e-s, j'ai signé le Pacte écologique. Mais contrairement à d'autres, je ne me contente pas d'une signature. Je veux que le débat présidentiel soit l'occasion de voir jusqu'où les différent-e-s candidat-e-s sont prêts à aller dans les changements qu'ils proposent pourré-orienter en profondeur les différentes politiques mises en œuvre en France et en Europe, notamment dans le domaine de l'énergie, des transports ou de l'agriculture, pour ne prendre comme exemples que les sujets qui sont directement liés au combat que vous menez.

Comme vous le savez, avec Les Verts, je fais les mêmes constats que vous sur l'évolution du transport aérien, ses nuisances et ses inconvénients en termes de consommatioon d'énergie, de pollution de l'air ou d'effet de serre. Pour être très clair et précis, vous trouverez ci-après mes réponses aux questions que vous posez aux candidat-e-s.

Compte tenu du rapport du GIEC et de l’engagement que vous avez pris en signant le Pacte Ecologique :

1- Si vous êtes élu(e), quelle sera votre politique des transports : en général et plus particulièrement pour le transport aérien ?

Comme je le dis dans le "contrat écologique" que je propose aux Français, >> il faut changer les priorités nationales en matière de transports. Pendant des dizaines d'années, la France a systématiquement donné la priorité à la route. Les investissements publics sont d'abord allés à la construction de nouvelles autoroutes, voies express et autres aménagements routiers. Au lieu de diversifier les possibilités de transport, en investissant dans les infrastructures ferroviaires (entretien et rénovation des voies existantes ou création de voies ferrées nouvelles), l'Etat français a subventionné des "grands" projets comme les extensions de ports ou d'aéroports, quand ce n'est pas la création d'un nouvel aéroport comme cela est envisagé à Notre-Dame des Landes. Il faut maintenant inverser les priorités : pour cela, il faut commencer par abandonner tous les projets destructeurs de la nature (autoroutiers, portuaires ou aéroportuaires) et utiliser les sommes ainsi économisées pour le transport ferroviaire de passagers et de marchandises et pour les transports en commun (train, tramway, bus, bateaux-bus...). Cela nous permettra de réduire fortement la consommation de pétrole et surtout les émissions de gaz à effet de serre. Pour financer ces projets, je propose aussi d'instaurer la "taxe carbone" sur les transports en créant notamment une redevance pour chaque kiolomètre parcouru par un camion en France (qu'il s'agisse d'un camion français ou étranger). Cela existe en Alllemagne où ce "péage-camion" généralisé rapporte près 1,5 milliard d'euros par an.

2- Favoriserez-vous les moyens de transports collectifs peu polluants au détriment de la voiture individuelle ?

Oui, ce changement de priorité (tant pour le transport des personnes que pour le transport de marchandises) doit se concrétiser financièrement mais aussi dans l'aménagement du territoire, que l'on soit à la ville ou à la campagne. On doit donner plus de places à tous les modes de déplacements peu polluants (voies réservées pour les tramways et les bus, aménagements cyclables, espaces piétonniers...) et moins à la voiture.

Concrètement, dans votre département de Loire-Atlantique, je pense que le projet de réouverture de la ligne ferroviaire Nantes-Chateaubriant est beaucoup plus urgent que d'autres projets routiers. L'augmentation de capacité de circulation de trains entre Nantes et Angers ou Nantes et Saint-Nazaire aussi. Je souhaite que l'Etat s'engage financièrement dans ces projets plutôt que dans les projets autoroutiers, portuaires et aéroportuaires que je propose d'abandonner, comme nous avons su abandonner le projet de canal Rhin-Rhône en 1997.

3- Autoriserez-vous la construction de nouvelles plates-formes aéroportuaires, en particulier celle en projet à Notre-Dame-Des-Landes en Loire-Atlantique dont l’utilité n’est pas prouvée ?

Je pense qu'il y a en France plutôt trop d'aéroports que pas assez ! La question n'est donc pas de construire de nouveaux aéroports mais d'optimiser l'utilisation des aéroports existants. Je m'opposerai donc naturellement à ce que l'on engage la réalisation du projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes, qui est en effet inutile et nuisible. Il n'est par ailleurs toujours pas précisé comment ce projet sera financé et par qui.

4- Prendrez-vous des mesures contraignantes de limitation du transport aérien pour des parcours inférieurs à 1000 km au bénéfice du chemin de fer ?

Oui. Maintenant que le réseau TGV s'étend à l'Est, il faut encore mieux interconnecter les lignes TGV, notamment par la réalisation du "barreau Sud Ile de France". Une taxe prélevée sur le prix des billets d'avion pour renchérir le coût des vols intérieurs doit être mise en oeuvre.

5- Instituerez-vous une taxe sur le kérosène (non taxé jusqu’à présent) ?

Oui, cela fait partie de mon contrat écologique et de la "révolution écologique et fiscale" que je crois nécessaire. Il faut le faire au plus vite au niveau européen sans attendre un accord mondial.

6- Considérez-vous l'aéroport de Nantes Atlantique comme un aéroport jetable après tous les investissements réalisés et aucune étude sérieuse indépendante sur son réaménagement ?

C'est en effet l'un des points le plus choquant dans ce projet. Un grand aéroport aux portes de la ville et bien relié au centre-ville, c'est un atout pour une ville comme Nantes. Une infrastructure de bonne qualité mérite d'être utilisée encore longtemps. Il en est de même pour les autres aéroports bretons. Comment peut-on parler de développement durable, si on considère les infrastructures comme jetables ? Comme Les Verts de Loire-Atlantique, je crois qu'un réaménagement de l'aéroport actuel de Nantes doit être étudié de façon précise et approfondie : cette perspective est intéressante car elle permettrait en effet d'utiliser plusieurs éléments de l'infrastructure existante, de consommer beaucoup moins de terres agricoles qu'un nouvel aéroport et de supprimer les nuisances sonores dûes au survol de plusieurs quartiers de l'agglomération nantaise. Tout comme la desserte routière existante, la connexion ferroviaire existante pourrait aussi être utilisée. Cela enlèverait enfin un argument à celles et ceux qui profitent du projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes pour développer de nouveaux projets autoroutiers (franchissement de la Loire entre Nantes et Saint-Nazaire, barreau autoroutier entre Ancenis et Nort sur Erdre, deuxième prériphérique nantais...). La loi SRU que j'avais initiée avec deux autres ministres, Claude Bartolone (PS) et Jean-Claude Gayssot (PCF), parlait de "renouvellement de la ville sur elle-même" : cette démarche en serait une parfaite concrétisation. Economiser la consommation d'espace, à commencer par les terres agricoles, est une des priorités des SCOT (schémas de cohérence territoriale) : c'est pour moi une des raisons fortes dans le refus d'un nouvel aéroport à Notre-Dame des Landes.

Dominique Voynet.

Notre-Dame des Landes : l'avis rendu par la commission d'enquête est sans surprise

Pour les Verts, l’avis favorable rendu par la commission d’enquête est sans surprise : une commission d’enquête ne remet jamais en cause un projet sur le fond.

Cependant, les Verts de Loire-Atlantique tiennent à revenir sur plusieurs points de cet avis. Tout d’abord, il faut noter que la décision n’a pas été prise à l’unanimité (5 voix sur 7), ce qui montre bien la difficulté à avoir un consensus sur ce projet. Ensuite il est important de souligner que la commission a relevé dans ses conclusions certains des problèmes posés par ce projet :

--> une excessive consommation de terres agricoles : 1000 ha « sacrifiés »
--> des atteintes importantes à l’environnement, la commission parle même d’un "lourd tribut"
--> une absence de garanties sur la réalisation des liaisons ferroviaires
--> une absence de clarté sur l'avenir de l'aéroport de Nantes Atlantique
--> enfin, un « pari sur l’avenir », formule qui rappelle bien que de nombreuses et fortes incertitudes pèsent sur l’avenir du trafic aérien, et par conséquent sur le projet de Notre Dame des Landes.

Pour les Verts la commission d’enquête n’a rendu qu’un avis, et la décision définitive relèvera de la responsabilité d’un prochain gouvernement.

Les Verts rappellent leur opposition à ce projet inutile et excessivement coûteux.

Retrouvez l'avis de la commission d'enquête : http://www.loire-atlantique.pref.gouv.fr/



lundi 16 avril 2007

Histoire chimique d'une tarte aux cerises de supermarché

La Farine :
Les grains de blé ont été enrobés d'un fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a reçu de deux à six traitements de pesticides selon les années, un traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d'éviter la verse et une dose importante d'engrais : 240kg d'azote, 100kg de phosphore et 100kg de potassium à l'hectare.
Dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone puis arrosés au chlopyriphosméthyl. Pour la mouture, ma farine reçoit du chlorure de notrosytel. Puis de l'acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l'amylase.

La Poudre Levante :
Elle est traitée au silicate de calcium et l'amidon est blanchi au permanganate de potassium.

Les Corps Gras :
Ils reçoivent un antioxydant comme l'hydroxytoluène de butyle et un émulsifiant type lécithine.

Histoire de la crème :
Les œufs proviennent d'un élevage industriel où les poules sont nourries aux granulés contenant des antioxydants (E300 à E311), des arômes, des émulsifiants comme alginate de calcium, des conservateurs comme l'acide formique, des colorants comme la capsanthéine, des agents liants comme le lignosulfate et enfin des appétants pour qu 'elles puissent avaler tout ça comme l'acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.

Le lait :
Il provient d'un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques : des antibiotiques comme le flavophospholipol (E212) ou le monensin-sodium (E714), des antioxydants comme l'ascorbate de sodium (E301), l'alpha-tocophérol de synthèse (E307), le buthyl-hydrox-toluène (E321) ou l'éthoxyquine (E324), des émulsifiants comme l'alginate de propylène-glycol (E405) ou le polyèthylène glycol (E496), des conservateurs comme l'acide acétique, l'acide tartrique (E334), l'acide propionique (E280) et ses dérivés (E281 à 284), des composés azotés chimiques comme l'urée E801), ou le diurédo-isobutane(E803), des agents liants comme le stéarate de soduim, des colorants comme le E131 ou 142 et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout cela comme le glutamate de sodium.

Les huiles :
Elles ont été extraites par des solvants comme l'acétone puis raffinés par l'action de l'acide sulfurique, puis lavage à chaud, neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bioxyde de chlore ou au bicarbonate de potassium et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.

La crème :
Une fois obtenue, elle reçoit des arômes et des stabilisants comme l'acide alganique (E400)

Histoire des cerises :
Les cerisiers, ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années. Les cerises sont décolorées à l'anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l'acide carminique ou à l'érythrosine. Elles sont plongées dans la saumure contenant du sulfate d'aluminium et à la sortie elles reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202). Elles sont enfin enduites d'un sucre qui provient de betteraves qui, comme le blé, ont reçu leur dose d'engrais et de pesticides.

Le sucre :
extrait par décantation à la chaux et à l'anhydride sulfureux puis décoloré au sulfoxylate de sodium, puis raffiné au norite et à l'alcool isopropylique. Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.

Bon Appétit !
Maintenant vous êtes informé, vous savez dans quoi vous marchez

Claude Bourguignon

OGM: Dominique Voynet soutient l'occupation d'une coopérative au Pays basque

AICIRITS (Pyrénées-Atlantiques), 16 avr 2007 (AFP) -

Dominique Voynet, candidate des Verts à la présidentielle, s'est rendue lundi dans la coopérative Lur Berri à Aïcirits pour soutenir le "collectif anti-OGM du pays Basque" qui occupe les locaux depuis vendredi, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Je suis venue soutenir cet acte de résistance pacifique", a déclaré Mme Voynet dans une salle de conférences de la coopérative, proche de Saint-Palais, où s'étaient réunis quelque 200 militants du collectif anti-OGM. Plusieurs dizaines d'entre eux y campent depuis vendredi, dans une atmosphère calme, la coopérative ayant pu poursuivre ses activités normales lundi.
La candidate des Verts a déclaré soutenir pleinement la principale revendication du collectif, l'instauration d'un "moratoire" pour empêcher l'application de la nouvelle réglementation française sur les OGM. Il faut permettre "la poursuite des recherches sous contrôle des citoyens", a-t-elle dit.
Mme Voynet a appelé à la "coordination entre les paysans, les consommateurs et les écologistes" pour lutter efficacement contre le développement des cultures OGM qui risquent de "sacrifier les filières de qualité" citant les AOC, les cultures bio et l'apiculture.
Les membres du collectif ont confirmé leur intention d'occuper les locaux "au moins jusqu'à mardi", jour où se réunira le conseil d'administration de la coopérative. Ils ont obtenu que soit débattue lors de ce CA la question "de la non-vente et la non-collecte du maïs OGM".
Dominique Voynet a rencontré le président de Lur Berri, Sauveur Urrutiaguer. Le principe de la "poursuite du dialogue" est acquis mais aucun "accord" concret n'a été obtenu au cours de l'entretien qui n'avait pas été programmé, a-t-elle indiqué aux militants.
Le "collectif anti-OGM du pays Basque" reproche à la coopérative, l'une de plus importantes de la région, "d'afficher ouvertement sa politique en faveur des OGM" dans une région où "plus de 3.000 agriculteurs se sont engagés pour garantir une agriculture bio".
Le collectif a reçu samedi le soutien du candidat altermondialiste à l'élection présidentielle, José Bové. Ses responsables ont indiqué lundi avoir également reçu les soutiens de Corinne Lepage et de Danièle Mitterrand, épouse de l'ancien chef de l'Etat et présidente de l'association France-Libertés.

Économie sociale et solidaire : un autre regard sur le développement

Le concept d’économie sociale et solidaire a fait irruption dans le débat politique. De quoi s’agit-il ? D’un modèle alternatif de production ? D’un système opposé au modèle libéral, ou complémentaire à lui ? Ou plus simplement d’une façon de traiter les thématiques d’insertion sociale, au profit des populations les plus pauvres ? Réflexions de Jean-Philippe Magnen, membre du Conseil national interrégional des Verts, en charge de l’économie sociale et solidaire dans le cadre du Projet 2007 de ce parti.

Comment définir l’économie sociale et solidaire (ESS) ?

On a commencé à parler d’économie sociale et solidaire (ESS) pour décrire de larges pans de l'activité économique qui ne dépendent ni totalement du marché, ni totalement du service public. Typiquement, on a alors mis en valeur des activités comme les services à la personne, l’insertion par l’économique, les loisirs et l’éducation populaire… Ce qui a créé de la confusion : l’ESS a pu être résumée par certains à une économie marginale de traitement des problématiques sociales que l’économie classique ne sait pas résoudre. Une sous-économie, une « économie des pauvres », en quelque sorte ! Mais l’ESS couvre un champ bien plus large que cela. En fait, le concept d’ESS casse les schémas traditionnels, en posant un questionnement ambitieux sur la nature et l’objet-même du développement économique.

L’économie sociale et solidaire (ESS) n’est donc pas qu’un « tiers secteur » ?

En parlant de troisième ou de tiers secteur, opposé au premier secteur, capitaliste, et au deuxième secteur, public, il me semble qu’on n’aborde qu’une partie des enjeux. Au-delà d’être une forme pour « entreprendre autrement », l’ESS remet en cause les modèles, en particulier le modèle monétaire, et pose une question de fond : comment mesurer la richesse ? C’est tout l’intérêt par exemple de la réflexion de quelqu’un comme Patrick Viveret, philosophe et magistrat à la Cour des Comptes, qui propose de « Reconsidérer la richesse »*, de se préoccuper d’un développement humain au sens large qui ne se satisfasse pas uniquement des ratios d’analyse financière. Quand la précarité touche des millions de personnes, quand on consomme les ressources naturelles à un rythme tel qu’il faudrait trois planètes pour tenir la distance, est-on bien sûr que le développement économique nous rend plus riches ? La maison brûle : il est donc urgent de se poser quelques questions fondamentales. De réfléchir aux façons de retrouver certains équilibres. Et surtout d’agir.

L’ESS, c’est dons la recherche d’équilibre plutôt que celle du profit ?

Pas uniquement la recherche du profit financier en tous les cas, parce que l’ESS pose autrement la question de la « profitabilité », de la répartition des fruits de l’activité économique qui pourrait être plus large et plus équitable, dans tout le corps social et sur tous les territoires. L’ESS se donne en fait trois vocations : l’intérêt général, avec des activités à utilité sociale et collective ; l’insertion des personnes, dans une simple logique de solidarité ; et enfin l’objectif commercial, c’est-à-dire la rentabilité, puisqu’il n’y a pas de raison que ces activités ne soient pas rentables… puisqu’elles sont utiles. Contre une économie qui produit des richesses impressionnantes tout en générant la précarité et l'exclusion, qui ignore les besoins collectifs s'ils ne lui semblent pas rentables, l’ESS veut recréer un triangle vertueux entre emploi, cohésion sociale et démocratie.

Mais ne se situe-t-on pas alors dans l’incantation ?

Surtout pas. L’ESS est dans le concret. Issue de deux traditions, le mouvement ouvrier et l'économie sociale (mutuelles, coopératives, associations), elle regroupe aujourd’hui en France entre 600 000 et 800 000 salariés. L'insertion par l'activité économique, à elle seule, emploie entre 250 000 et 300 000 personnes. Et l’ESS constitue une économie de proximité en pleine expansion, dont les emplois ont l’avantage de ne pouvoir être, en général, délocalisés. Des dizaines d’initiatives sont prises chaque jour, aux quatre coins de ce pays. Aux activités bien connues - logement des exclus, éducation populaire, aide aux personnes – s’ajoutent de nouveaux champs : la protection de l’environnement, le recyclage, le développement des énergies renouvelables, mais aussi le commerce équitable, dans une préoccupation d’un développement qui ne soit pas que celui des pays riches mais aussi de ceux du tiers-monde…

L’économie sociale et solidaire ne court-elle pas le risque de l’utopie ?

L’ESS n’est pas faite d’utopie mais de pragmatisme. D’une certaine façon, l’ESS est une façon pour les citoyens de reprendre la main sur la décision économique, de retrouver la capacité à agir sur l’économie. Un exemple simple : les formes alternatives d’organisation de la propriété des entreprises, de type coopératif (SCOP, SCIC), qui sont de plain-pied dans la logique de l’ESS. Elles représentent souvent une excellente façon de préserver l’existence d’une entreprise affectée par le départ d’un dirigeant historique ou par des difficultés financières… si on sait l’accompagner par des mesures fiscales adéquates. L’économie sociale et solidaire offre un autre regard sur le développement, plus coopératif que compétitif, plus solidaire que caritatif, et ouvre un large champ de possibles. On en est aujourd’hui à des échelles relativement modestes, souvent dans l’expérimentation, et il faut encore réfléchir aux modalités de l’élargissement, voire de la démultiplication, de son impact. Mais ce sont là des perspectives passionnantes.

* Reconsidérer la Richesse (Éditions de l'Aube), rapport réalisé en janvier 2002 à la demande de Guy Hascoët, secrétaire d’État à l’économie solidaire.

Exergues :

« … se préoccuper d’un développement humain au sens large, au-delà des seuls ratios d’analyse financière… »

« … plus coopérative que compétitive, plus solidaire que caritative,, l’économie sociale et solidaire ouvre un large champ de possibles… »


Jean-Philippe Magnen,

formateur conseil en développement local, est président départemental des Verts de Loire-Atlantique, conseiller municipal à Nantes et conseiller communautaire à Nantes Métropole. Il a co-dirigé la rédaction de l’ouvrage Action publique et économie solidaire, une perspective internationale, publié par les éditions Eres en 2005.

Jean-Philippe Magnen est également un des organisateurs des « Ecossolies », grande manifestation de réflexion et de promotion de l’économie sociale et solidaire qui s’est déroulée à Nantes en juin dernier. Site internet : www.ecossolies.fr

samedi 14 avril 2007

Voynet, c'est la meilleure !

Ce n'est pas moi que le dit mais, pour la première fois, les plusieurs grands réseaux associatifs ont souhaité analyser en détail les projets de tous les candidats, ils les ont notés et ont publié les résultats.
Les réponses de Dominique Voynet lui ont valu d'être placée en tête par :
• l'Alliance pour la Planète (71 associations environnementales dont France Nature Environnement, le WWF, les Amis de la Terre, la Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace, la Plateforme du commerce équitable...)
www.lalliance.fr
le Collectif Urgence Planétaire (ONG de développement et d'environnement : CCFD, CRID, Cimade, Secours catholique, Accueil paysan, Attac, Défap, Fasti, Fédération Artisans du monde, Fédération française des MJC, Greenpeace France, Ipam, Les Amis de la terre, Ligue des droits de l’Homme, MRAP, Oxfam France-Agir ici, Peuples solidaires, Plate-forme pour le commerce équitable, 4D, RAC France, Réseau Sortir du nucléaire, Ritimo, Survie...)
http://www.etatdurgenceplanetaire.fr/index.php/Syntheseanalyses
La Ligue des Droits de l'Homme qui « appelle les citoyennes et les citoyens à prendre en compte, dans leur choix... l'importance donnée aux droits de l'Homme dans les positions prises par les candidats... et leur engagement réel »
http://www.ldh-france.org/actu_derniereheure.cfm?idactu=1441
Collectif pour la santé environnementale. Des spécialistes de la santé publique à l'origine de la loi Evin de 1991 [professeurs Got, Hirsch, Tubiana, Grémy, Dubois], ont interpellé courant janvier les candidats à la présidentielle en leur présentant «16 propositions pour assurer la protection contre les épidémies industrielles».
http://www.securite-sanitaire.org/reponses/notes.htm

Dominique Voynet a d'autre part reçu un « prix spécial avec mention Transparence » par l'association Anticor, association d'élus qui luttent contre la corruption.
http://anticor.wordpress.com

Le projet des Verts : un projet utile, constructif, qui ne se contente pas de dénoncer ou de promettre !!

vendredi 13 avril 2007

Manifestation anti-OGM samedi 21 avril à NANTES

86 % des Français disent NON aux OGM

Parce que l'on aime bien savoir ce que l'on a dans l'assiette,
Parce que demain il sera trop tard
Parce que beaucoup de choses sont tues
Parce que rien n'est clair dans les textes de lois en vigueur
Parce que des études montrent qu'il y a un impact sur notre santé
Parce qu'il faut construire le futur que l'on souhaite pour nos enfants
Parce que notre santé et la qualité de notre environnement nous paraissent prioritaires
vis-à-vis des profits réalisés par les firmes de l'agroalimentaire
Pour que les paysans bio souhaitent pouvoir continuer à produire en bio

Alors, samedi 21 avril, soyons tous présents à Nantes,
à 14 H 30, Place du Commerce
pour dire et écrire notre opposition aux OGM !

jeudi 12 avril 2007

La LDH note les présidentiables: Sarkozy en queue de peloton, Voynet en tête

Olivier Morin AFP/Archives ¦ La Ligue des droits de l'homme a "noté" mercredi huit candidats à la présidentiable après leur avoir adressé des questions sur les droits de l'Homme, le candidat UMP Nicolas Sarkozy étant le plus mauvais élève de ce palmarès et Dominique Voynet la meilleure.

La Ligue des droits de l'homme a "noté" mercredi huit candidats à la présidentielle après leur avoir adressé des questions sur les droits de l'homme, le candidat UMP Nicolas Sarkozy étant le plus mauvais élève de ce palmarès et Dominique Voynet la meilleure.

Dans un communiqué, la LDH rappelle qu'elle a adressé 55 questions sur les droits de l'Homme, la démocratie et la citoyenneté à huit candidats après avoir exclu Philippe de Villiers et Jean-Marie Le Pen ainsi que "les candidats de lobbies Nihous et Schivardi".

Elle indique que sept des huit candidats (François Bayrou - UDF, Olivier Besancenot - LCR, José Bové - altermondialiste, Marie-George Buffet - PC, Arlette Laguiller - LO, Ségolène Royal - PS et Dominique Voynet - Verts) ont répondu à ce questionnaire.

La LDH indique que sur la base de son questionnaire, dans lequel les questions sont affectées d'un coefficient en fonction de leur importance, la LDH a évalué les réponses des candidats afin de déterminer leur indice d'attachement aux droits de l'Homme.

Dominique Voynet arrive en tête avec 67 points sur 70, soit 19,14 sur 20, devant Olivier Besancenot (66,5 soit 19/20). Viennent ensuite Marie-George Buffet (66 soit 18,86/20), José Bové (55 soit 15,71/20), Ségolène Royal (42,5 soit 12,14/20), François Bayrou (27,5 soit 7,86/20).

Nicolas Sarkozy arrive en queue de peloton avec 2 sur 70 soit 0,57/20, sur la base de ses déclarations publiques puisqu'il n'a pas répondu.

Arlette Laguiller ayant répondu à une seule question, elle n'obtient pas de note de la LDH.

A la lumière de ces "scores", la LDH appelle "les citoyennes et les citoyens à prendre en compte, dans leur choix, cette mesure de l'importance donnée aux droits de l'Homme dans les positions réellement prises par les candidats".

"En particulier leur degré d'engagement réel sur les questions de libertés", notamment "d'abrogation des lois sécuritaires votées depuis 2002 ; arrêt de la militarisation de l'emploi de la police et instauration d'une police de proximité ; restauration de la présomption d'innocence et des droits de la défense, d'égalité (professionnelle; droit de vote aux élections locales pour les résidents étrangers non communautaires; abrogation du CNE et lutte contre les contrats de travail précaires ; rétablissement de l'égalité territoriale dans les " quartiers " et dans les zones rurales ; etc.)", poursuit le communiqué.

En matière de "solidarité", la LDH appelle les électeurs à réclamer notamment "l'abrogation des lois xénophobes votées depuis 2002 ; la régularisation des parents d'enfants scolarisés ; des mesures concrètes pour mettre en oeuvre le droit au logement opposable, notamment en contraignant les communes riches à construire des logements sociaux".

© 2007 AFP

mercredi 11 avril 2007

"Mépris" pour la mobilisation des populations et la démarche de débat public...



















PARIS (Reuters) - A 11 jours du premier tour de l'élection présidentielle, le décret autorisant la construction du réacteur nucléaire EPR de troisième génération de Flamanville (Manche), dont la mise en service est prévue pour 2012, a été publié mercredi au Journal officiel.

"Electricité de France est autorisée (...) à créer sur le territoire de la commune de Flamanville une installation nucléaire de base, comportant un réacteur nucléaire de type à eau pressurisée dimensionné pour une puissance thermique de 4.500 MW et destiné à la production d'électricité", lit-on dans le J.O.

Le dossier suscite l'une des polémiques de la campagne présidentielle. Ségolène Royal a proposé de lancer un débat national sur le réacteur de Flamanville, tandis que Dominique Voynet, la candidate des Verts, a accusé EDF d'être "à côté de la plaque".

"Il est accablant de constater que ce gouvernement, à la veille de quitter le pouvoir, cède à la mauvaise tradition de signer en vrac toute une série de textes qui permettent de satisfaire des clientèles et de servir une conception étriquée de l'intérêt général", a-t-elle indiqué à l'AFP. Et d'ajouter qu'elle excluait d'apporter son soutien au deuxième tour à un candidat qui "n'aurait pas pris l'engagement de revenir sur cette décision".

L'EPR, réacteur de troisième génération, doit être construit au sein du site de Flamanville (Manche), qui comprend déjà deux réacteurs de 1.300 MW mis en service il y a 20 ans.
Thierry Breton, ministre de l'Economie et des Finances, souligne mercredi dans Les Echos que la décision a donné lieu à "une enquête d'une ampleur et d'une durée inégalées", faisant état de 22 réunions dans tout le pays entre octobre 2005 et février 2006.
"A partir de 2020, il faudra commencer à envisager le remplacement de certaines centrales nucléaires de deuxième génération. Il se trouve que l'EPR est aujourd'hui la technologie la plus moderne et la plus adaptée", justifie-t-il.

mardi 10 avril 2007

Le 22 avril 2007, utilisez votre arme non-violente, votre bulletin de vote

Vous avez des convictions, vous êtes écologistes, vous êtes attachés à la résolution des défis écologiques et sociaux qui nous attendent, vous savez depuis longtemps et vous êtes encore plus sûrs aujourd'hui qu'on ne fera pas d'écologie sans justice sociale et qu'on n'avancera pas dans la justice sociale sans prendre en compte l'écologie.

Alors le 22 avril, ne votez pas contre vous-même, ne vous laissez pas dépouiller de vos convictions par de petits chantages et de grandes manipulations !

Utilisez votre arme non-violente, votre bulletin de vote, pour créer la surprise.

Parce qu'il n'y aura pas d'écologie sans écologistes...

Isabelle

lundi 9 avril 2007

Ouverture officielle de la campagne présidentielle

Ce matin débute la campagne officielle pour l'élection présidentielle.

Vous trouverez toutes les dates de passage des films sur le site de la campagne : http://blog.voynet2007.fr


Il nous reste quinze jours pour expliquer à ceux qui se sont sincèrement mobilisés pour le Pacte écologique de Nicolas Hulot, à ceux qui subissent ou refusent les inégalités et les discriminations, à ceux que la misère du Sud scandalise, à ceux qui rêvent d’un autre monde, que la candidature pour la planète, la candidature antilibérale, la candidature altermondialiste, porte un nom : celui des Verts, celui de notre candidate : Dominique Voynet.

Dans cette campagne électorale, tout le monde est écologiste, ils ont tous ovationné Al Gore, on a même vu Claude Goasgen (député UMP) l'applaudir debout, ils ont tous signé le pacte de Nicolas Hulot, tout le monde nous dit maintenant qu'on n'a plus besoin des Verts. Et bien non, en matière d'environnement, en matière d'écologie, il y a deux catégories : il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui agissent.


Pourquoi avons-nous une campagne aussi merdique, aussi nombrilique, aussi peopilisée, aussi polarisée, entre des gens qui n'ont strictement rien à dire sauf faire dans le franco-français une espèce de concours ridicule à celui qui fera le plus localo-national, l'une dans le style folklorico-gentillet, avoir son drapeau le 14 juillet, l'autre dans le style sinistre, passéiste de la création d'un ministère de la race sous le nom d'un ministère de l'identité nationale et de l'immigration

Que nous dit le rapport du groupe intergouvernemental sur le climat ? Il nous dit par exemple que les grands fleuves du monde sont surexploités et sont pollués. Il nous dit que les conséquences du changement climatique auront pour l'économie, pour les populations, sur toute la planète, des effets considérables. Il nous dit par exemple que ce qui compte ce n'est pas l'élévation moyenne des températures mais la fréquence et la brutalité des événements climatiques extrêmes.

Vous vous posez des questions sur l'écologie ? Visitez la Foire Aux Questions !


De la politique agricole aux questions de santé en passant par les questions internationales, plus de 400 questions -réponses s'offrent à vous, avec chaque jour des nouveautés.


Pour recevoir régulièrement les nouveaux articles de mon blog, n'hésitez pas à vous inscrire en utilisant la rubrique « Recevoir les nouveaux articles ? » dans la colonne de droite de cette page.


A bientôt

Isabelle


D'après de la lettre de campagne numéro 10 de Dominique Voynet, lettre à laquelle vous pouvez vous abonner en s'inscrivant sur son blog http://blog.voynet2007.fr/

samedi 7 avril 2007

Agriculture biologique et parlement européen

Pendant que le gouvernement français porte un mauvais coup à la démocratie en escamotant le débat parlementaire sur les OGM (cf. le message ci-dessous), les élus Verts au parlement européen travaille et obtiennent des résultats.

Le 29 mars, le Parlement européen a voté, à une large majorité, une opinion concernant le règlement de l'agriculture biologique et l'étiquetage de produits biologiques. La rapporteure, Mme Aubert , Vice présidente du Groupe des Verts au Parlement européen, a demandé et obtenu le renvoi en commission agriculture du Parlement européen du rapport afin de poursuivre la négociation avec la Commissaire européenne à l'agriculture, Mme Fischer Boël.

Voici les commentaire de Mme Aubert à l'issue du vote d'aujourd'hui: "Le Parlement Européen a demandé, à la quasi unanimité, que la base juridique du règlement soit changée pour plus de cohérence et pour s'assurer d'être partie prenante et votante dans la définition des "règles d'application", qui spécifieront les substances et les pratiques autorisées en bio. Il est vital que le Parlement EU ait un droit de regard sur ces règles pour assurer que les standards élevés de l'agriculture biologique en termes de santé et de production durable puissent être maintenus.

"Après un an d'intenses négociations avec la Commission Européenne et le Conseil des Ministres de l'agriculture, le rapport a largement amélioré la proposition législative initiale. Au vu de l'augmentation rapide de la demande de produits biologiques dans l'UE, il est nécessaire de garantir au consommateur des produits 100% bio sans OGM et sans pesticides".

"L'usage d'OGM, ou la contamination par les OGM sont absolument interdits en agriculture biologique. Le rapport demande des mesures plus strictes pour annihiler tout risque de contamination de produits biologiques par les OGM. Pour ce faire, nous demandons à la commission de présenter une nouvelle directive cadre européenne sur l'application du principe du pollueur-payeur et l'introduction d'une responsabilité totale des producteurs/fournisseurs d'OGM en cas de contamination, que ce soit pour l'agriculture biologique, ou conventionnelle. Nous avons besoin de mesures de précaution efficaces et fiables pour assurer qu'agriculteurs et consommateurs restent sans OGM".

C'est pourquoi, précise Pierre Jonckheer, Vice président du Groupe des Verts/ALE, "le Parlement européen s'est clairement prononcé pour un seuil d'exemption d'étiquetage à 0,1% pour la bio, et nous poursuivons nos efforts pour que ce seuil s'applique également aux cultures conventionnelles.

Enfin, le Parlement a demandé des définitions plus claires des principes et objectifs de l'agriculture biologique, ainsi que l'intégration dans le règlement de produits non-alimentaires comme les textiles ou les cosmétiques bio. Il est également vital d'assurer des contrôles et inspections plus efficaces, particulièrement pour les importations de pays hors UE.

Nous avons besoin de règles d'étiquetage qui garantissent que le consommateur sache à la fois d'où vient le produit et à quels standards de qualités il répond. Introduire un logo européen (comme proposé par la Commission EU) est positif, mais il est vital que les Etats Membres puissent conserver les logos nationaux existants et placer la barre des standards plus haut s'ils le souhaitent".

Directive OGM : Les Français privés de débat démocratique !


Le gouvernement escamote sciemment le débat sur les OGM à la veille des élections. En transposant la directive européenne 2001/18 relative aux essais en champs et aux cultures commerciales d'OGM par décret, le gouvernement escamote le débat démocratique. Il évite à tout prix que les députés se saisissent publiquement de la question.

82 % des Français sont hostiles aux OGM. Pourtant, la droite utilise tous les coups bas institutionnels pour donner satisfactions en catimini au semenciers plutôt qu'aux Français.

Il a fallu que la députée Verte Martine Billard pose une question au gouvernement le 15 février 2007 pour que les intentions du gouvernement soient rendues publiques. Monsanto avait envoyé un courrier à ses réseaux confirmant l’imminence de la publication de ces décrets dans une lettre datée du début mois de février. En France, les industriels proches du gouvernement disposent d’informations avant les élus du peuple et des citoyens eux-mêmes!

L'appareil d'Etat est mis au service des intérêts financiers des industriels de la semence plutôt qu'au service de la sécurité des Français et de notre environnement. En effet, un article récent publié dans la revue Archives of Environmental Contamination and Toxicology suggère que les OGM sont toxiques pour le foie et les reins des rats.

Les Verts demandent l’arrêt immédiat de la culture d’OGM en plein champ. De même, ils demandent que les poursuites contre les faucheurs volontaires soient suspendues, car leurs actes relèvent de la salubrité publique et pas de la délinquance.

Prétendre conjuguer principe de précaution et profits des semenciers est un mensonge pur et simple. Gouverner contre la volonté des citoyens, et qui plus est, dans leur dos, est un véritable camouflet pour notre démocratie.


Yann Wehrling,
Porte-parole des Verts

A consulter : un dossier des Verts sur les OGM.

vendredi 6 avril 2007

Liberté pour Ingrid Betancourt ! Liberté pour tous les otages !

5 ans déjà !

Le 23 février 2007, cela faisait 5 ans jour pour jour qu'Ingrid Betancourt, responsable politique franco-colombienne et fondatrice du Parti Vert colombien Oxigeno Verde, et Clara Rojas, sa directrice de campagne, ont été enlevées par la guérilla des FARC en pleine campagne présidentielle.


5 ans ! Depuis plusieurs dizaines d'années, aucun otage politique français n'a été séquestré pendant une si longue période.

5 ans ! Jamais les pouvoirs politiques français ne sont restés muets et inactifs durant si longtemps.

5 ans ! C'est la durée d'un mandat présidentiel en France. Quel est le bilan de celui qui s'achève, pour Ingrid Betancourt et les 3000 otages détenus en Colombie ?

Ingrid BETANCOURT est détenue avec beaucoup d'autres, dont certains depuis près de dix ans, dans une des forêts les plus inhospitalières de la planète. Elle en est devenue le symbole, donnant son nom et son visage à ces milliers d'anonymes ainsi qu'à tous ceux qui souffrent d'une sale guerre jusque là méconnue par la communauté internationale.

Parmi les milliers de victimes de cette pratique barbare, Ingrid constitue, avec 56 autres, un groupe indissoluble d'otages « échangeables » pour lesquels aucune rançon n'est demandée car leurs ravisseurs ne veulent les libérer qu'en échange de guérilleros emprisonnés.

Les Verts soutiennent la Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt, qui regroupe en Europe et ailleurs une cinquantaine de comités et se bat depuis février 2002, soutenue par plus de 1750 communes, toutes tendances démocratiques confondues. Le combat mené n'est pas politique, c'est une action citoyenne qui veut défendre les droits humains élémentaires, entre autres celui à la vie et à la liberté.

Dominique VOYNET, aujourd'hui candidate des Verts à la présidentielle, comme Ingrid il y a cinq ans, a d'emblée signé le manifeste pour sa libération, dont les enfants d'Ingrid, Mélanie et Lorenzo, sont les admirables ambassadeurs.

jeudi 5 avril 2007

Aéroport de Notre Dame des Landes : sortons d'un projet sans avenir !

Dans notre circonscription de Chateaubriant, le canton de Blain est directement concerné par l'aéroport qui doit être construit sur la commune de Notre Dame des Landes.

En juin dernier, Dominique Voynet et Yves Cochet étaient à Notre Dame des Landes pour participer à la fresque humaine et soutenir les associations locales et les Verts opposés au projet.


L’utilité de ce projet n’est absolument pas démontrée.
L’aéroport de Nantes Atlantique n’est pas saturé et ne le sera vraisemblablement jamais : la piste fonctionne au tiers de sa capacité, l’aérogare pourra s’agrandir, la saturation des parkings peut être résolue (étages, arrivée du tramway, ligne de train) ;


Les solutions alternatives doivent être étudiées.
S’il s’agit de limiter ou d’éviter le survol de l’agglomération nantaise, des solutions alternatives sont proposées :répartition du trafic en un réseau aéroportuaire de l’Ouest ; réaménagement de Nantes Atlantique : remplacement de la piste actuelle orientée Nord-Sud par une nouvelle piste unique orientée Est-Ouest ; développement des lignes TGV.


La nocivite du projet est evidente :

  • Fragilisation de l’emploi au sud Loire, et notamment du site Airbus ;
  • Déplacements quotidiens de milliers personnes habitant sud Loire pour aller travailler nord Loire dans les entreprises délocalisées ;
  • Augmentation des impôts locaux des habitants du département, de la région sur plusieurs générations pour un tel investissement, pas du tout assuré d’être rentable ;
  • Gaspillage d’un budget de plusieurs centaines de millions d’€ (quelques milliards en incluant les voies ferrées) au détriment d’autres choix pour le département et la région ;
  • Ajout d’une nouvelle structure à N.D. des Landes qui sera coûteuse en fonctionnement alors que Nantes Atlantique continuera de fonctionner (pour EADS) et que de nombreux aéroports de l’Ouest sont actuellement sous-utilisés et coûtent très cher à la collectivité ;
  • Destruction de plus de 2000 hectares de terres agricoles et naturelles, une zone de biodiversité exceptionnelle comme il n’en existe plus dans le département ;
  • Destruction d’une agriculture prospère : suppression de 40 exploitations agricoles, amputation de 40 autres, démantèlement des réseaux d’entraide ;
  • Impact du transport aérien sur l’effet de serre

Pourquoi cette fuite en avant pour un projet dépassé ? Selon la Commission européenne, « une véritable politique des transports aériens doit harmoniser l’activité des aéroports et non pas en favoriser certains en réalisant des investissements coûteux »

Pourquoi cette course vers le « toujours plus » ? Cette logique nous a menés dans l’impasse où nous nous trouvons aujourd’hui. Elle doit être remplacée au plus vite par une autre logique marquée par le respect de l’homme, de tous les êtres, de la nature. Que la réflexion autour de ce projet marque un réel changement de cap !


Les paroles ne suffisent pas, abandonner sans délai ce projet sans avenir serait véritablement un signe d'une volonté de prendre la voie du développement durable.

Isabelle,
pour plus d'informations voir le site des Verts

mercredi 4 avril 2007

Les Verts et la décroissance

Quelle est la position des Verts sur la décroissance ?

Les Verts sont pour la décroissance, mais par pour n'importe quelle décroissance. Et certainement pas pour une décroissance qui créerait du chômage supplémentaire, ou qui ne prendrait pas en compte la situation dramatique dans laquelle se trouvent les chômeurs.

Le programme que les Verts proposent à la société pour sortir de la crise, pour éviter la catastrophe, est un programme qui met au centre la question de l'emploi mais qui se pose la question : "A quoi ça sert ?" C'est là la différence entre une vision purement économique et une vision écologique de l'économie.

Les Verts ne parlent pas de décroissance dans l'abstrait mais de la décroissance de ce qui nuit, décroissance de la pression de nous exerçons sur la nature au détriment des générations futures. Cette décroissance va demander du boulot !

Pouvez-vous pensez que démanteler les centrales nucléaires automatiques et hyper dangereuses pour les remplacer par une chasse effrénée et systématique au gaspillage (isolation des logements), va se faire sans travail supplémentaire ? Eh bien NON, cela donnera du travail à des centaines de milliers d'artisans

Pensez-vous penser que reconvertir de la totalité de l'agriculture vers l'agriculture bio (sans engrais, sans pesticides, sans OGM) va demander moins de travail paysan pour fournir la même quantité de nourriture ? Eh bien NON, cela en demandera beaucoup plus.

Pouvez-vous penser que la reconversion générale des industries les plus polluantes vers des industries qui économisent les énergies fossiles tout en produisant des énergies renouvelables, ça demandera moins de travail ? Eh bien NON, Airbus sera obligé d'embaucher s'il se reconvertit dans les éoliennes.

Le programme des Verts pour la prochaine législature a le souci de la reconversion écologique de l'économie pour un retour au plein emploi tout en préservant l'avenir des générations futures.


Isabelle,

d'après un discours d'Alain Lipietz (économiste des Verts) à Strasbourg le 3 avril 2007


mardi 3 avril 2007

A propos de la signature des Maires

La liste des signatures des Maires pour les candidats à l'élection présidentielle est parue au journal officiel du 24 mars 2007.

C'est bien ! Mais bon courage, si vous voulez savoir pour qui votre Maire a signé.

D'abord, pour chaque candidat, seules 500 signatures tirées au sort sont parues au journal officiel. Donc votre Maire a pu signé pour votre candidate préférée, vous risquez de ne pas le savoir !

D'autre part, les signatures sont imprimées dans le désordre, peut-être l'ordre du tirage au sort, alors bon courage pour savoir quel(le)s sont les Maires de Loire-Atlantique qui ont signé pour un candidat.

Est-ce vraiment de la bonne démocratie ?

Vivement la sixième République !

Nous en reparlerons.
Isabelle

lundi 2 avril 2007

Lettre de Dominique Voynet aux enseignants

Les Verts ont un avis sur l'éducation différent des autres, pas suiveur mais réfléchi. Et cela nous change des "solutions miracles" qui pleuvent de la bouche des "grands partis".....
Je vous invite à lire la lettre de Dominique Voynet aux enseignants.
Vous y découvrirez des positions originales.

Journée mondiale de l'eau

C'était le 21 mars, mais il n'est pas trop tard pour en parler.
Je vous invite à lire le communiqué des Verts sur le sujet.

dimanche 1 avril 2007

Ce n'est pas une blague

Aujourd'hui je viens d'ouvrir mon blog de candidate aux élections législatives sur la sixième circonscription de Loire-Atlantique.

En attendant d'autres messages vous pouvez me contacter au 06-74-48-08-11

A bientôt
Isabelle